Voir l'Appendice à la fin du volume
2. C^tte considération n'arrêta ni La Grange Gbancel, qai en 1697 traita le sujet sous le tilre d'Oreste et Pilade; ni Guimond de La Touche qui en 1757 fit représenter Iphigénie en Tauride avec un éclatant succès ; ni les auteurs de trois livrets d'opéra sur le même sujet, l'un en 1704, les deux autres en 1779 et 1781, ces deux derniers mis en musique, Tun par Gluck, l'autre par Piccini. Le premier des deux fut parodié avec esprit par Favart. On sait que tous les étrangers jetés sur les rivages de la Tauride étaient immolés sur l'autel de Diane; Iphigénie devenue sa prêtresse avait pour fonction de les préparer à ce Facrifice; dans la pièce de Favart^ lu lever d«i rideau, Iphigénie et son compagnon chantent :
Nous vivons dans l'innocence En égorgeant les humains.
C'est peut-être ce trait plaisant qui a inspiré à Goethe son iphigénie en Tauride, où la prêtresse de Diane ne se sert