LE CLASSIQUE 'AU ROMANTIQUE
Paris, lu 27 avril <Bii.
Voici bientôt soixante ans, monsieur, que j’admire Mérope, Zaïre, Iphigénie, Sèmiramis, Alzire, et je ne puis pas vous promettre en conscience de siffler jamais ces chefs-d'œuvre de l’esprit humain. Je n’en suis pas moins très-disposé à applaudir les tragédies en prose que doit nous apporter le messie romantique; mais qu'il paraisse enfin ce messie. Faites, monsieur, faites. Ce ne sont plus des paroles toujours obscures aux yeux du
peuple des littérateurs, ce sont des actions qu’il faut à votre parti. Faites-en donc, monsieur, et voyons cette nf faire.
En attendant, et je crois que j’attendrai longtemps,
recevez l’assurance des sentiments les plus distin gués, etc., etc.
Le C. N. *