‹ Racine et ShakspeareChapitre 11 sur 72 · XXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXIV PRÉFACE

vérilé, mais parce que son genre de tragédie k ne peul plus exprimer la vivacité et la com | plexilé de nos senliments, ainsi que (le rylhme de notre vie mouvementée. D'’auire part il proscril les longues tirades à la scène, aimant à répéler : c'est du poème épique, ce n’esl pas du théâtre. Il se plail cependant à ajouler : « Un grand homme, dans quelque forme qu'il ail laissé une empreinte de-son âme à la postérité, rend celle forme immorlelle. » En réalité, ce n'est Ju pas Racine dont la « gloire est impéris- Vn sable » que Slendhal entend criliquer. Il |!

sail trop bien que les pièces romantiques « ne lueront pas Phèdre »: il n’en veul qu'à ses pâles successeurs. Il combal l’imitation el aussi bien de Shakspeare que de Racine. De Shakspeare nolamment « pour lequel sa passion ne croît pas, uniquement \\ parce qu’elle ne peut plus croître », il conseille de ne prendre que « la manière d’élu- k dier le monde au milieu duquel nous ) vivons )}. ll Quand, en se relisant, Stendhal comprit qu il avait trop oublié Molière, il répara | cel oubli au cours de chapitres nouveaux: / Le litre de l’édilion remaniée eût lout aussi | bien pu devenir : Racine, Molière et Shaks- ; peare. Soyons certains qu'il ne l’eût poinl {, pris el eûl conservé son premier cri de querre, plus bref, plus claquant : Racine et Shaks-

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