DE L'ÉDITEUR XXV
peare. Ce vif accouplement de noms élail fréquent au lemps où il écrivait. C’élail comme un symbole : el, comme lui-même le dit dans l'Amour : « La dispule entre Shakspeare el Racine n'est qu'une des formes de la dispule entre Louis XIV el la Charle. » Déjà une brochure anonyme inlitulée : Lettres à Milady Morgan sur Racine et Shakspeare, avail paru en 1818 chez Bachelier à Paris!. Les libelles lilléraires autant que les libelles poliliques élaient alors en vogue.
Slendhal n'a donc inventé ni son litre ni son arme. Îl le reconnaît de bonne grâce :
« Le pamphlel esi la comédie de l’époque.»
Nous savons également qu'il n'a point davanlage inventé ses idées, Mais il sul les vulgariser el ce sont ses ouvrages
qui onl survécu alors que lous les auires
opuscules, contemporains des siens, sont oubliés.
Le bruil fail par Racine et Shakspeare fut d'emblée assez grand pour qu'environ Le lemps où le second pamphlet venail de paraître un personnage de Scribe fi en scène allusion aux « brochures de M. de
- Stendhal sur le romantisme ». Aussi Sainlie-
1. Mais dès 1818 (voir plus loin p. 179) Stendhal avait écrit : « La dispute est entre M. Dussault et l’Edinburght Review, entre Racine et Shakspeare, entre Boileau et lord
| Byron. »