RESUME DU SCENARIO
En juillet 1944, Georges Mounier échappe de justesse à une rafle de S.S. et se réfugie chez sa soeur Berthe, dont le mari, Robert Renaud, homme d’une quarantaine d'années, aux épaules puissantes, aux yeux perçants et calmes, aux mouvemonts mesurés, dont toute la personnalité dégage une impression de force tranquille, est commissaire à la Brigade Criminelle.
Samedi 19 août, le moment d'agir est venu. Partout à Paris la lutte éclate. Renaud, avec des centaines d’autres policiers, défend la Préfecture de Police contre les Allemands qui l’assaillent et, partout où la bagarre est la plus dense, l'inspecteur Renaud est présent à l'appel.
Pendant ce temps, Georges, trop poltron pour prendre part à le lutte, assiste d’une lucarne aux bagarres sanglantes qui opposent civils et Allemands et c'est seulement quand tout danger semble écarté, qu'il se décide à quitter son refuge et à descendre dans la rue pour se joindre aux vainqueurs dans l'enthousiasme général.
Georges, depuis un moment travaille dans un garage. Pour lui qui est resté si longtemps sans rien faire, le travail semble dur, mais il s'entend bien avec les copains et il est trop nonchalant pour chercher autre chose.
Au moment de la Libération, il a fait connaissance d'une ravissante jeune fille, Josette, avec laquelle il a l'intention de se marier. Maïs, depuis quelque temps, Josette espace les rendez-vous et semble se détacher de lui.
Un jour, arrive au garage, dans une splendide voiture, le frère de Josette, qu'il a connu autrefois et qui, à ses questions, répond d'un air navré:
Que veux-tu, mon vieux... Josette t'aime bien... seulement, c'est une belle fille, elle a un succès fou, tout le monde lui court après, des types riches, tout ce qu'il y a de bien... Alors tu comprends, toi avec tes 4,000 francs par mois... faudrait peut-être que tu fasses un petit effort si tu tiens à elle... Tu pourrais gagner ce que iu voudrais sans te crever comme tu le fais. Nous vivons à une époque où l'argent est sur la rue... il n’y a qu'à se baisser pour le ramasser...
Et c'est ainsi que Georges, par amour, par faiblesse, se trouve embrigadé dans la bande de René qui pratique en grand le marché noir de toutes les denrées rares.
Montréal, 21 mai 1949
Le commissaire Renaud entre à la Boule-Rose, quartier général de la bande de René et demande à parler à son beaufrère. Il s'entretient quelques instants avec Georges, puis ious les membres de la bande arrivent et l'entourent. Quelquesuns, dans lesquels il retrouve de vieilles connaissances, contiennent à grand’ peine leur envie de sauter sur le commissaire, mais comme il le déclare lui-même :
—Ce que vous fabriquez ici, n'est pas mon affaire. Pas encore du moins !... Car, le marché noïr conduit à tout...
Puis se tournant vers Georges, il l'empoigne :
—C'est pour te prévenir que je suis venu... Pour l'instant, ce n'est que du trafic avec une marchandise de provenance plus ou moins louche, puis — ce que ces Messieurs ont peut-être omis de te dire — viennent quelques autres petites affaires qui, elles, sont de mon ressort... et cà, si tu restes ici, tu seras bientôt comme eux ou même pire... Tu as de bonnes dispositions pour ça.
Il lance à la volée un paquet qu'il avait à côté de lui et toutes les denrées que Georges avait apportées à sa soeur s'étalent par terre. Puis il flanque une magistrale paire de gifles à son beau-frère.
ÿ LA
Les prédictions du commissaire Renaud se sont réalisées et Georges s'est trouvé entraîné dans des affaires de plus en plus louches. Un règlement de compte entire bandes rivales l'amène à faire partie de la bande Zatorre, repris de justice des plus dangereux, dont les méfaits ne se comptent plus.
La police décide de faire une rafle monstre pour meître fin aux agissements de Maurice Zatorre. Le commissaire Renaud est chargé de diriger les opérations.
Après diverses escarmouches où différents policiers trouveront la mort, la bande est finalement cernée dans son dernier repaire et l'assaut est donné avec des forces de police importantes. Zatorre est tué ainsi que la plupart des membres de sa bande et Georges, grièvement blessé, expirera à l'hôpital, veillé par sa soeur et son beau-frère.
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FAUBOURG-QUEBEC (Suite)
Mes études au Conservatoire Lasalle
par HENRI POITRAS