CONCLUSIONS
I. — Toutes les expériences que je viens de décrire ont consisté, en somme, à démontrer que le radon ne se dégage pas normalement des fissures de la montagne enneigée, comme il le ferait en l'absence de neige.
Les conséquences de ce fait sont les suivantes :
a) L’atmosphère de l'habitation de l'observatoire du Pic du Midi devient très riche en radon à l’épôque des neiges (quelques dixièmes de millimicrocurie par litre).
b) Il en est de même de l'air inclus entre la couche de neige et le sol (près de 1 millimicrocurie par litre).
c) La radiation globale pénétrante augmente (radiation radioactive quadruplée).
d) Sous les influences aérodynamiques, le radon accumulé sous la neige, et qui a son origine dans un volume considérable de roches, se dégage par des surfaces très restreintes de crête.
e) Enfin, lorsque en juillet les neiges fondent, les derniers « accidents radioactifs » diminuent d'amplitude, pour disparaître, lorsque la montagne est entièrement libérée.
IH. — Ces conséquences peuvent être rapprochées des résultats antécédents (chapitre 1).
a) En l'absence de vent, le radon s'accumule sous la neige et se détruit spontanément. Si le vent se met à souffler, il extrait le radon et le transporte au loin, dans des régions où l'air devient anormalement actif (Mesures de Deodhar dans les Indes, 12).
b) L'air est très pauvre en radon par beau temps sans vent au-dessus de montagnes enneigées. Il en est de même pour les régions polaires (Mesures au Spitzherg, 10).
78 HUBERT GARRIGUZE
c) J'ai trouvé que sous l’influence du vent, la surface restreinte de la crête dégageait environ (59) :
10711 curie par cm? et par sec.
D'autre part, V. P. Réginald Zupancic (6) a donné comme dégagement moyen normal sur un sol de plaine :