INTERVENTION
Le lendemain, 24 mai, la malade est opérée (Desno- YERS, DiGonner). Laparotomie médiane sous-ombilicale, Le péritoine, très épais, adhère par sa face profonde au kyste fœtal qu’il est impossible de libérer sans danger du fait d’adhérences multiples à l'intestin grêle et à Pépiploon. L'utérus est en haut et à droite du kyste fœtal. Ouverture du kyste. Evacuation d’un liquide brunâtre abondant. Extraction d’un enfant de 3950 gr. macéré, en voie de momification et dont le crâne paraît très disloqué. Le fœtus adhère aux parois de la poche. Le placenta du poids de 290 gr. est inséré sur le flanc gauche du kyste : on l'extrait par fragments. Marsupialisation de la poche kystique. Réfection de la paroï en deux plans. Guérison.
Cette observation montre une fois de plus la difficulté qu’il peut y avoir à porter le diagnostic radiologique de gestation extra-utérine.
Dans certains cas, en particulier quand le fœtus est mort, la radiographie après mise en place dans la cavité utérine d’une sonde métallique ou injection intra-utérine de lipiodol peut donner des renseignements utiles. » = Juan Gabastou et Eduardo Harguindeguy rapportent un cas où la radiographie avec lipiodol a aidé à faire un diagnostic certain :
DENSMORE 4
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Obs. VI. — « Chéz une femme de 38 ans, examinée à la consultation externe de la Maternité Pedro A. Pardo, ils ont constaté une tumeur indolore occupant la partie inférieure de labdomen, jusqu’au nombril ; elle se déplace latéralement et son auscultation est négative. Le toucher et la palpation combinés découvrent un utérus de volume normal en anteposition et latérodéviation droite, appliqué contre la face postérieure du pubis et situé très haut, ce qui permet d’atteindre difficilement le col qui est dur et sans déchirure ; celte déviation est due à une tumeur lisse, rénilente, de la grosseur d’une têle, qui occupe le Douglas et le cul-de-sac latéral gauche, |
Ces renseignements et les antécédents (aménorrhée, symptômes subjectifs de grossesse, mouvements fœtaux, etc...), font diagnostiquer un kyste fœtal. Une radiographie confirme le diagnostic car elle laisse voir le squelette fœtal. L'intervention est conseillée ; la malade la supporte bien. Au bout de 15 mois, réapparition plus ou moins semblable du même état ;: on fait une nouvelle radiographie en injectant au préalable dans l’utérus 5 cc. de lipiodol, et on peut voir alors, en plus du kyste fœtal, la cavité de l’utérus et de la trompe droite avec le pavillon obstirué.
La laparotomie confirme l'exactitude du diagnostic. Après ponction du kyste et extraction du fœtus, on extirpe la poche fœtale constituée par la trompe hypertrophiée, incluse dans le ne large. Salpingectomie pour hydrosalpinx droit.
Les auteurs en déduisent que la ose appli-
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quée comme recours en obstétrique n’est pas seulement utilisable pour le diagnostic de la grossesse simple ou double, la mort du fœtus, les tumeurs, etc... mais aussi pour le diagnostic de la grossesse extra-utérine pourvu que les conditions d'âge permettent la visibilité du squelette fœtal en cherchant à dissocier l’utérus au moyen d’une solution adéquate injectée dans sa cavité ce qui permet également de le localiser dans le processus abdominal, avec avantages en plus, pour l’acte opératoire.
MM. Ferrari, Houël et Jahier rapportent le cas suivant.
ObS'VII — «Mme P.”; entre-le 17 août 1926 à la Maternité d'Alger, parce que depuis 3 semaines elle ne perçoit plus de mouvements actifs du fœtus qu’elle percevait parfaitement jusqu’alors.
Il s’agit d’une quatrième geste de 35 ans. Ses trois grossesses antérieures se sont terminées à terme par des accouchements normaux.
Ses dernières règles ayant précédé la grossesse actuelle datent du 10 au r5 octobre 1925. Notre malade était donc à terme Île 15 juillet.
Cette grossesse a été dès le début douloureuse sans aucun paroxysme cataclysmique.
Cependant, intriguée par ces douleurs inaccoutumées, notre malade consulla vers le deuxième mois un médecin qui fit le diagnostic de grossesse extra-utérine probable.
Tant bien que mal la grossesse évolue, les mouvements actifs apparaissent vers mars 1926 et l’abdomeu continue à se développer jusqu’au mois de juillet,
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Vers la fin de ce mois, il y eut exacerbation des phénomèmes douloureux pendant trois jours et cependant la femme n’accoucha point. Elle expulsa seulement un peu de sang et des débris comparés à de la chair. Depuis lors les mouvements actifs ne sont plus perçues.
A l’entrée de la malade l’examen montre au palper une présentalion du siège et ne nous donne pas limpression que le fœtus se trouvait derrière la paroi. Il nous semble être dans un sac de consistance ferme, mais qui ne présente pas neltement d’alternative de contraction et de relâchement.
Au toucher le col utérin est assez dur et situé très en arrière : le segment inférieur ou plutôt ce que nous prenons pour lui nous paraît très distendu en avant. Il n’y a pas de bruits du cœur fœtal.
Le diagnestic est : rétention d’un fœtus mort en présentation du siège. À
La malade est mise en observation et très rapidement nous voyons diminuer le volume de son abdomen.
Au mois de septembre, il devient difficile de percevoir les parties fœtales. Le toucher montre le 20 septembre un col dur, nettement situé en arrière d’une tumeur reconsliluant avec la masse abdominale et occupant tout le cul-de-sac rétro-vésical.
Le diagnostic de grossesse extra-utérine s'impose alors cliniquement.
En vue de vérifier cette opinion nous pratiquons le cathétérisme de l’utérus qui montre que la cavité utérine déviée vers la gauche ne mesure que 8 cm.
Une injection de lipiodol dans l'utérus est réalisée le
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lendemain à l’aide de la canule de BRAUN montée sur une seringue de verre ordinaire,
Le col est saisi de part et d'autre de la canule au moyen d’une pince à quatre longues el fines griffes, La
Fig. 1 — 1) Canal cervical. — 2, Cavité utérine. — 3, Trompe gauche.— 4, Trompe droite. — 5, Son pavillon. — 6, Anneau de lipiodolanton du col utérin dans le vagin. — 7, Pince qui a saisi le col. — 8, Ses griftes.
malade était en position gynécologique sur la table basculante, les progrès du lipiodol sont suivis à la radioscopie.et dès que Pascension nous paraît suffisante une
radiographie est pratiquée,