‹ Raffet: son œuvre lithographique et ses eaux, fortes suivi de la bibliographie complète des ouvrages illustrés de vignettes d'après ses dessinsChapitre 267 sur 494 · LA REVUE NOCTURNE · texte numérisé non relu

LA REVUE NOCTURNE

C’est là la grande revue A l’heure de minuit

Qu'aux Champs-Élysées , Tient César décédé.

{Sedlitz, poète allemand.)

Napoléon, sur un cheval blanc, assiste, en tête de son état-major au défilé des escadrons de cuirassiers , qui , débouchant par la gauche , passent devant lui , aigles déployées, et vont se perdre en lumineuses traînées dans les profondeurs de l’horizon; leurs chevaux, les crins soulevés , les yeux ardents , soufflant du feu par les narines , galoppent sur la nuée épaisse ; la lune à demi

voilée fait étinceler les casques , les cuirasses , et met un éclair à la pointe des épées.

Nous désignons cette composition célèbre par le titre que porte la ballade de Sedlitz. Cette poésie étrange, dont on ne connaît guère que les stances popularisées par le génie de Raffet, nous a semblé devoir être lue avec intérêt; nous devons à l’obligeance de M. Perrotin de pouvoir reproduire ici la traduction littérale qu’en ont donnée MM. Barthélemy etMéry, dans les notes du poème intitulé : Napoléon en Égypte.

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