HISTOIRE CHRONOLOGIQUE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE
Ouvrage destiné à servir de eornplément et d’illustration à toutes les histoires de la Révolution ( Thiers , Montgaillard, Mignet J Lacretelle); Perrotin éditeur^ Paris, 1834, un vol, m-8®.
Sur les quarante- cinq planches gravées à Teau-forte et tirées à part sur papier de chine, que contient cet ouvrage aujourd’hui fort rare, deux seulement ont été exécutées d’après des compositions signées des frères Johannot^; les autres, ainsi que quatorze vignettes gravées sur bois par Lacoste jeune et imprimées en tête de page avec texte, appartiennent à Raffet.
Titres des eaux-fortes et noms des graveurs : Le Jeu de Paume (Frilley, sculp.) — Séance Roijale (Dutillois.) — La Bastille (Frilley.) — Massacre de Foulon et de Berthier (id.) — Orgie des Gardes du Corps (id.) — 5 6 octobre (id.) — Fédération Nationale, juillet 1790 (id.) —
Retour de Varennes (Fontaine.) — Déploiement du drapeau rouge, 1791 (Dutillois.) — Le peuple aux Tuileries (Frilley.) — 3'“o Fédération, M juillet 17921 (id.) — La patrie en danger (id.) — Arrivée des Marseillais à Paris, juillet 1792 (Pigeot.) — 10 août 1792 (Frilley.) — 2 3 septembre 1792 (id.) — Entrevue de Marat et de Dumouriez,
16 octobre 1792 (id.) — Bataille de Jem^napesiià.) — 21 janvier 1793 (id.) ~ Triomphe de Marat. 24 avril 1793 (id.) — Journée du 2 juin 1793 (id.) — Défaite des Vendéens devant Nantes, 1793 (Fontaine.) •— Assassinat de Marat, 1 3 juillet 1793 (Frilley.) — Jugement de Marie- Antoinette, 16 octobre 1793 (id.) — Supplice des Girondins (id.) — Fouché à Lyon, janvier 1794 (Béyer.) — Carrier à Nantes, 1794 (Garnier.)— Procès de Danton , Camille, Chabot, etc., le 22 février 1794 (Fontaine.) — Fête à l’Être suprême, 8 juin 1794 (Frilley.) — Bataille de Fleurus, 1794 (id.) — Robespierre à la Société des Jacobins, 26 juillet 1794 (Dutillois.) — Attaque de la salle des Jacobins, le 9 novembre 1794 (Gaitte.) — Prise de la flotte hollandaise par les hussards français, janvier 1795 (Frilley.) — Déportation de Barrère,
1 Voir k la première section la description des eaux-fortes exécutées par Raffet pour cet ouvrage.
2 9 Thermidor, an 2. Tony Johannot del. Frilley sc. 13 Vendémiaire, an 4. Alfred Johannoi del. Pourvoyeur sculp.
APPENDICE
Billaucl-Farennes , etc.^ 2 avril 1795 (id.) — Massacre dans les prisons de Lyon ( Qiiéverdo. ) — 1^'' Prairial, an 3 (Frilley.) — Mort de Romme, Goujon, Duquesnoy, Duroy , Soubrany, Bourhotte (Fontaine.)
— Quiheron, 21 juillet 1795 (Pourvoyeur.) — Charette fusillé à Nantes, 29 mars 1796 (Deshauvents.) — Bataille de Montenotte, 10, 11 et 12 avril 1796 (Garnier.) — Journée du 18 fructidor, 4 et 5 7^»’® 1797 (Qiiévordo.) — Réception solennelle de Buonaparte par le Directoire, 10 décembre 1797 (Onwliin.)— Assassinat des plénij)otentiaires français à Rastadt, 8 avril 1799 (id.) — 18 Brumaire, an 8 (Frilley.)
Tètes de pages gravées sur bois : 1789 La Liberté, la tète entourée d’une gloire, appuyée d’une main sur une pique, est assise dans une nuée chargée d’éclairs; à terre, un trône renversé; au loin, la Bastille. — A la lanterne!
— y verrez-vous plus clair? Pétion , calme, le chapeau à la main, s’avance au milieu du peuple ameuté; les femmes l’entourent en riant, les hommes menacent encore. — Travaux spontanés au Champ-de-Mars. Une femme élégante roule la brouette; un religieux, appuyé sur sa bêche, s’essuie le front; plus loin, défile une légion de travailleurs, tambours en tète, la pelle sur l’épaule. — La victoire, en chantant , nous ouvre la barrière. Départ d’un régiment de volontaires. Une jeune femme s’élance au cou d’un militaire cpii la presse dans ses bras. — Massacres dans les prisons 1 septembre 1792 L Jourgniac de Saint-Méars comparaît devant le tribunal (pie .Maillard jirésidait à l’Abbaye. — Assassinat de Lepeltier. Deparris, enveloppé d’un manteau, une main posée sur l’épaule de Lepelletier de Saint-Fargeau, le frappe de son sabre dans la salle d’un restaurant.
— Le commandant Raffet et Marat. Journée du 31 mai 1793. « La Convention, entourée d’une horde de factieux, ne dut peut-être son salut qu’au courage du brave commandant Raffet, qui, malgré les menaces de Marat et le pistolet dirigé sur sa poitrine, persista avec calme à vouloir protéger la représentation nationale dont la défense lui avait été confiée » Le commandant, l’épée nue à la main, est À la tète de ses soldats, Marat s’avance menaçant et lui appuie sur la poitrine le canon d’un pistolet. — Dansons la Carmagnole ! vive le son du canon ! A quelques pas de la guillotine et de la statue de la Liberté, une ronde d’bommes et de femmes du peuple.
— Bonaparte à Toulon Debout, une main dans l’ouverture du gilet et montrant de l’autre une pièce en batterie; trois vieux généraux l’écoutent.
1 C’est par erreur que cette vignette , l’une des plus belles que nous connaissions, a été imprimée en tête de la Chronologie de 1791 ; elle ne porte pas de titre.
2 Lire sur le général Nicolas Raffet, oncle de l’artiste, les intéressants détails contenus dans l’ouvrage de M Auguste Dry. Raffet, sa Vie, tes Œuvres, pages 1 h G.
-Jepas c^r^g,,es. Des sans-culottes, attablés avec des femmes, des enfants et un soldat, chantent le verre à la main. - Terroristes et Mus- Deux muscadins, bras dessus, bras dessous, les cheveux noués en sses, a canne noueuse à la main, passent dédaigneusement devant des terroristes qui les regardent d’un air sombre. - Aspasie la folle. Echevelee les bras nus, brandissant un couteau, elle s’avance en criant à la tete d une bande de femmes. - Compagnies du Soleil et de Jésus. J rois brigands, la tète couverte de feutres avec cocardes blanches les manches retroussées, la hache, le sabre ou le pistolet à la main; un cha-
achevé un mallieureiix à coups de pique.-ies Clmulfeurs. 1799. Dansune chaumière, nn paysan, garrotté sur des chaises et entouré de brigands armes; ses pieds nus se crispent dans un brasier ardent.