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l'Est, certains qu’ils sont d’un prompt et facile retour. Les émigrants d'autrefois devaient agir de même.
On prétend retrouver chez les Tahitiens des coutumes sémitiques et même des analogies dans le vocabulaire et la grammaire avec les langues sémitiques. Il faut qu’à un moment donné les Polynésiens aient été en contact avec les Arabes ou les Hébreux.
On présume donc que les Polynésiens sont originaires de l’Inde. Ils auraient habité les plaines qui s'étendent entre l’Hymalaya et le Golfe Persique. Ainsi le pense M. L. Percy Smith. Un temps vint où les Aryens firent leur apparition aux Indes; leur capacité mentale était supérieure et ils étaient probablement plus nombreux que les Polynésiens. Devant cette invasion, ceux-ci se retirèrent, mais graduellement. Il y eut sans doute une période où ces deux races se croisèrent par mariage et cohabitation. On ne peut déterminer combien de temps aurait duré ce contact, mais peu à peu la race aryenne aurait refoulé les Polynésiens vers le Sud et vers la mer où ils acquirent des connaissances étendues comme navigateurs. Ils commencérent des voyages vers l'Est, du côté de l'Indonésie où ils trouvèrent établis des Négritos, peut-être les mêmes que les Papous. Pressés par derrière par les Aryens s’accroissant en nombre, les Polynésiens connaissant déjà les îles de l’Indonésie s’y portèrent en plus grand nombre ; leur supériorité intellectuelle aidant, ils ne tardèrent pas à s’en rendre les maîtres. Mais la nation n’aurait pas émigré tout entière; on a des raisons de croire que certaines tribus des collines de l’Inde seraient les restes des Polynésiens primitifs (?). Donc ces Polynésiens fixèrent d’abord leurs pénates dans les îles nombreuses de l'Indonésie. Ils purent y demeurer des siècles et, de là, organiser des expéditions au loin dans le Pacifique et dans le Nord. Il est à penser que les noms d’Afea, Haiwaiki, Varinga, Vavau, Herangi doivent être cherchés dans ces régions. Des irruptions d’autres ‘aces ont remplacé ces noms primitifs par de nouvelles appellations. Vers le premier et le deuxième siècles de notre ère, les Polynésiens entrèrent en communication avec une nouvelle vague ethnique, la race malaise, venant de l'Ouest et du Nord-Ouest. Les même faits
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se reproduisirent qu'avec la race aryenne: guerres, paix, échange de coutumes, de mots, mariages. (
La pression de la race malaise finit aussi par chasser les Polyné- | siens vers l’Est. Mais, devenus navigateurs experts, l'inconnu leur ll | souriait. Ils devaient déjà être divisés de toute antiquité en tribus LI avec leurs Arikis, et celles de ces tribus qui se trouvèrent le plus ll pressées par les Malais quittèrent l’Indonésie, emportant avec elles | | leurs dieux et leurs coutumes. {|
Il est probable que quelques tribus changeant d'itinéraire général JL rétrogadèrent vers l'Ouest et atteignirent Madagascar où leurs des- | cendants, les Æovas, vivent encore aujourd'hui 1.
| Mais la majeure partie prit la route du Æifinga (soleil levant) 2. QUEUE | Comme acquisition de mots malais, on peut citer les suivants, {fl If | d’après le Tahitian English Dictionary : | [111 Malais Tahitien et Polynesien | 1 | | feu api ahi, auahi | | |!
dix pulu ahuru | Il | manger inakanan ai (vieux mot) ll! | 4 je aku, ku au | Î terre benua fenua UE poil bulu huruhuru | | || poisson ikan ia, ika pi pierre batu patu, vatu (| Il | chef rangatira, Radja (Indou) raatira | il | | front dae, rae rae |. | ciel langit rai, rangi | il corail bunga pua, buna |! | jaune (d’oeuf) halea rea, lea (Ill | main lima rima, lima, ima | | | trou qua r'ua (1 | pleurer tangis tai, tangi LLIE
! Les Hovas, en effet, parlent une langue maléo-polynésienne. * Hitiote rà, en tahitien.
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