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gods to temper the heat and allow him to pass; then calmly and deliberately, with bare feet, he walked the length of the pit, bearing aloft the ti-leaf wand. Pausing a moment on the other side, he again struck the ground and returned over the same fiery path. This was several times repeated, and he even paused a few seconds when in the middle of the pit to allow his picture to be taken. The stones were undoubtely hot and were turned by means of long poles just before the walking, to have the hottest side up, and from between the rocks the low flames were continually leaping up. The heat that radiated to the spectators was intense. It was a fact that others followed with shoes on, but no one could be found to accept the standing offer of 500 dollars to any one who would, with bare feet, follow Papa Ita. None but natives of course believe there is anything supernatural, but we cannot explain how he does it. It cannot be called a fake for he really does what he claims to do, and none, so far, dare imitate him. The natives fall down belore him, as a great Kapuna, and many interested in the welfare of the Hawaïians deplore these exhibitions, fealing it is bad for the natives, in that is strengthnes their old bonds of superstition, to the undoing of much of the advancement they have made. Just now Papa Ita is touring the other islands of the group, and rumour has it that is manager will take him to the Pan American Exhibition at Buffalo. In that case people in the States can see and judge of this curious exhibition for themselves. »
Enfin voici les paroles authentiques du sorcier Tupua et le récit naïf qu’un indigène de Raiatea /Taumihau] a mis par écrit à notre
intention :
« E parau teie no te umu a Tupua. « Ceci est le récit du four de Tupua. Teie te huru a taua ohipa ra. Tapu- Voici la manière dont se fait cet ou-
hia te vahie e toru etaeta i te aano. vrage: on coupe trois toises de
E fatahia taua umu ra i te mahana matamua e faautahia i te ofai inia iho i taua umu ra, eiaha ra te ofai no nia 1ho 1 te marae, no te mea te marae ra te faaea raa ia no te varua
bois ; le four a trois toises de long sur trois de large. On entasse le bois le premier jour et l’on transporte par mer les pierres pour construire le four, seulement il ne faut pas pren-
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ino oia te arii no te pô; e 1 te pô matamua no taua umu ra e haere te mau tahua taata ora no te ao nei oia Tupua e te mau pipi i pihaiho i taua umu ra e hio i te mau varua taata no te pô e haere ratou inia iho taaviri ai; ia ore i puai te auahi. E ei taua pô ra, e haere ai hoe taata e hio i te rau Ti, iaiteoiaite rau Ti i te hauti raa mai te hauti i te matai rahi ra, te o reira te raoere Ti e ofati mai, e tau mau rauti ra te afai hia ite mahana e haere ai te taata na roto i taua umu ra, e i te hora maha i te poipoi ra e tutui hiai taua umu ra ; ia ama taua umu ra, e ia puai roa te ama raa ei reira te tahua parau atu ai i te taata piehi te umu, ia oti taua umu ra i te piehi, haere atura Tupua 1 te hiti o te umu e parau tana a haere ai i reira. Teie tana parau : E na taata e tia i te hiti ote umu nei, pirae uri e pirae tea. ÆE tu'u atu i te nu’u Atua ia hae re 1 te umu.
« Ei reira Tupua parau ai: Ete pape e a haere! e te miti e a haere.
Tairi hia ’tura te rauti ite hitiote umu raparau faahou atura te tahua :
Te Vahine tahura'i e po'iä te tu'u raa ïa Oo te avae iroto 1 te umu, ei reira toa te mau taata 1 hinaaro 1: te haere na roto i te umu ra e haere ai na muri iho ; eiaha ra te hoe taata €
dre des pierres du marae, parce que le marae recèle les mauvais esprits, l'esprit du dieu de la nuit. La première nuit de la cérémonie, les sorciers existant à Raiatea, c’est-à-dire Tupua et ses disciples, vont autour du four; ils cherchent les esprits des hommes de la nuit et tournent autour du four, mais ils n’allument pas le feu. Et pendant cette nuit, un homme va chercher les feuilles sacrées du ti. Il cueille les feuilles qui flottent au vent, celles qu’on nomme #raoere ti et qui servent de médecine; il cueille ces feuilles et les porte près du four que l'on allume à 4 heures du matin. Et quand le feu est bien consumé, que le brasier est en combustion violente, le sorcier s'adresse aux aides chargés d’éteindre le feu et leur dit de faire leur office. Lorsque les flammes sont éteintes, Tupua s'approche du bord du four et avant qu’on y marche, il prononce les paroles suivantes : O hommes debout près du four, pirae uri et pirae tea (nom d'un oiseau). Laisser aller l’armée des dieux dans le four.
« Ensuite Tupua dit encore : O eau ! va dans le feu; Ô eau de mer, va! Agitant les feuilles de ti sur le bord du four, il dit encore : « O femme qui mets le feu dans le ciel et l'obscurité aussi, laisse aller les pieds dans le four.» Alors ceux qui veulent passer sur le four le peuvent, en marchant les uns derrière
fariu imuri; te taata hopea ra te tuû i te tahua e fariu ; na fariu ïa, mai te mea e tuû te taata 1 ropu e fariu, pau roa te taata 1 te auahi; na reira toa la haere no te aano o te umu. »
les autres. Seulement il ne faut pas qu’un seul revienne en arrière sans cela tout le monde serait brülé!, Le dernier qui passe doit regarder au sorcier et ouvrir la marche pour le retour ; ainsi on passe ensuite en travers. »
Et notre narrateur ajoute les réflexions suivantes, accompagnées
d’une recommandation charmante de naïveté :
« Teie te huru o taua ohipa ra, e ohipa Diaporo te tumu ia 1 taua ohipa a Tupua ra. E vahine varua ino teie tona ioa o te Vahine tahura'1.
O piraeuri, o piraetea, 1 ore ratou ia parauhia, aita e faufaa i taua ohipara. Eiaha roa’tu orua e rave 1 taua ohipa ra i te fenua Papa’a na e ama te taata 1 te anahi, no te mea e ere i te ohipa mau, e ohipa varua ino no te pô te reira te huru o taua ohipa a Tupua ra.
« Tereira te mau vahi rii i roà’a mai ia’u no taua ohipa ra. Tirara.
« Taumihau tane. »
« Voilà la manière dont se fait cet ouvrage, un ouvrage du Diable que cet ouvrage de Tupua,
« La femme appelée Vahine tahurai est un mauvais esprit. De piraeuri et de piraetea, il vaut mieux ne pas parler, c’est un ouvrage inutile que celui-là.
« N'introduisez absolument pas cet ouvrage dans la terre des Blancs ; n’y portez pas cette coutume d’allumer le brasier du four, parce que ce n’est pas un ouvrage vrai, C’est l'ouvrage du mauvais esprit de la nuit, cet ouvrage de Tupua.
« De là le peu de place que je lui ai consacré dans mon récit. C'est
tout. « Taumihau tane. »
On voit que ce récit est un abrégé exact. Comme point de compa-
raison, il existe encore une note de Miss Teuira Henry, de Honolulu, dans le Journal of the Polynesian Society, vol. IT, n° 2, 1895, qui
donne des paroles analogues à celles que nous avons recueillies
après la séance de juillet 1898.
t Y aurait-il là un écho de l’histoire de la femme de Lot? (Auteur.)
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AE Beaux-arts. — Pendant que les Polynésiens de l'île de Pâques
sculptaient les gigantesques et grossières statues de pierre qui survivent à la quasi-extinction de cette branche de la famille océanienne, et que les Maori de la Nouvelle-Zélande gravent et ornent le bois de leurs pirogues, le fronton de leurs cases, même leur kumele (umete) de figures hideuses et expressives, de décors orneinentaux bizarres, les Jahitiens restent bien en arrière dans les arts graphiques. Les seuls objets sculptés qu'ils aient produits étaient de orossières idoles (f{ii) en bois de fer. Ils
n’ont jamais connu l’art de la céramique
et n'ont pas eu l’idée de décorer leurs bols de bois, leurs umete, leurs pirogues, leurs pagaies de ces dessins géométriques réguliers que les Marquisiens emploient encore.
Leur art décoratif est rudimentaire et emprunte ses motifs aux formes géométriques les plus simples (voir le dessin
d’une natte, d’un panier, d’un éventail)
ou aux fleurs. Il y a, dans leur manière
de reproduire la fleur au moven de paille Fig. 50.— Colosse de l'Ile de Pâques. tressée, un embryon d'essai de stylisa-
ne -maparmnte à) = M
Cette figuré est donnée comme pointde {tjion. Le premier pas dans la voie du décomparaison avec les deux suivantes.
On remarquera que les Polynésiens veloppement artistique fut la confection
interprètent la figure humaine de la
même façon qu'ils travaillent la OR à 3Q oral 1Q Aa aride < pierre, comme les Indigènes de lile de couronnes SracIeuses et variées au de Pâques ou le bois comme les Tahi- RE PR. + LS e | ss tions ét les Maori. Ces figures stylis moyen de fleurs naturelles, de petites sées ont bien l'air d’avoir été copiées CR d x Gipr,
sur des cadavres, des Tupapau. Nous plumes et de coquillages. On gr nous réservons de traiter ultérieure- à gui .
ment avec plus de détails l'art poly- deuxième échelon en inventant les bou-
nésien.
oravit un
‘quets montés. En enlevant d’un bout de tronc de bananier des couches successives et toujours plus profondes d’écorce on fabrique une pyramide tronquée à échelons sur
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Indigènes partant pour la pêche.
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lesquels on pique des fleurs de tiare, de jasmin, de tipanier, des petits fruits aussi montés sur des tiges artificielles.
On sait de même décorer avec beaucoup de goût une table pour un festin ou une maison pour une fête en tressant des guirlandes d’une fougère appelée aerouri à Raiatea, Mmanu-tafai à Tahiti Dans ces guirlandes qu’on enroule autour des piliers et qu’on tend gracieusement le long des vérandas et en travers des chambres on fiche des fleurs, des feuilles de ti déchiquetées à coups d'ongles, des fruits de pandanus d’un rouge très vif.
Puis, au costume de fête tressé en filet à franges, on a ajouté des couronnes artificielles représentant des fleurs, des boutons, des petits fruits, des nœuds de rubans. Quelques-unes de ces couronnes tout à fait monumentales sont vraiment artistiques. Le plus souvent elles sont tressées en fibres de bambou, de canne à sucre ou de pandanus entremélées de fibres noires de fougères. On ajoute aussi quelquefois des colorations, ou bien on fixe au moyen de la sève de maiore (papo) de petites graines rouges et noires disposées en dessins variés.
Les mêmes motifs décoratifs se répètent sur les élégants petits paniers, sur les
Fig. 51. — Idole maori.
à * TS VRP TRE UD Ces idoles gravées dans des planles plaques décoratives faites pour être ches épaisses se plaçaient aux deux bouts de la véranda maori.
corbeilles et les éventails. À remarquer
portées à la fête du 14 juillet. On a cer-
tainement voulu imiter les décorations qui constellent la poitrine
des officiers étrangers. Enfin, dans la confection des chapeaux, l’ima-
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re -ms sÉenatuss mit ei == : =
ns 10 à
| gination féminine se donne carrière pour inventer de nouvelles com- [li binaisons de pailles formant des dessins nouveaux. Ces dessins sont toujours géométriques et dus au hasard de
l’'arrangement des pailles.
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Mais où les vahine mettent tout leur idéal artis-
tique, c’est dans la fabrication des fifaifai. Les tifaifai sont de grandes couvertures dans lesquelles on s’enveloppe pour dormir et que l’on étale avec orgueil sur le lit composé d’une natte et d’un matelas de coton. Le tifaifai est composé de losanges d’étoffes multicolores, cousus l’un à l’autre de manière à former de grandes étoiles à 7, 11 pointes que l’on fixe ensuite au milieu d’un grand carré de toile.
Si les Tahitiens sont restés très en arrière dans les arts graphiques, ils n'ont pas poussé bien loin non plus leurs connaissances musicales. Dans leurs chœurs, ils n’emploient qu’un petit nombre de notes et leurs motifs ne sont pas très variés. La mesure est étrange et très
| | ÿ difficile à noter. Chaque phrase musicale se ter-
| | 20 mine (même dans les chants religieux)
| LL EPP EE par une espèce de mugissement dans
| > lequel on exhale brusquement le souffle | | | au bout d’un point d'orgue.
| Fig..52.— Idole tahitienne (Atua). - | + Gr Pour exécuter un himene (nouveau mot
Sculptée en bois de tamanu, sa des- D nNe ce dE RES: : ‘ tination était le marae de famille. imité de l’anglais Aymn, le mot ancien On en fabriquait de toutes petites , que l’on enfermait dans des étuis étant peñe) on se groupe en cercle, les femde bambou à l’usage des fidèles
qui les sortaient pour dire leurs mes qui chantent le soprano au milieu, prières (wbu, pure).
les différentes autres voix en cercles
excentriques. Tout le monde est assis «en tailleur », et les jeunes
hommes du cercle extérieur ont comme seule fonction de souffler
bruyamment deux ou trois notes en harmonie avec le reste du
chœur. Chaque note exhalée par eux est accompagnée de mouve-
ments de flexion du torse en avant et de lancement des bras alter-
ET dE
nativement à droite et à gauche. Au milieu du cercle se trouve, debout, le directeur du chant, le patau, qui ne se contente pas de battre la mesure avec la gesticulation accoutumée dans cet exercice, mais qui soutient le chant d’une voix puissante dans les passages où il lui paraît faiblir et qui exécute des solos de quelques notes au commen-