‹ Raiatea la SacréeChapitre 87 sur 88 · Ia ora te Hau Repupirita, huro · texte numérisé non relu

Ia ora te Hau Repupirita, huro

Ja ora te Peretiteni, huro! ia ora te Tavanahau, huro!

1. Glorifions tous le Gouvernement de la République protectrice et le Gouvernement de nos pères, de ce côté des mers, en Océanie.

2. Bienvenu sois le pavillon français, lequel est hissé sur cette terre ici! Elle est joyeuse, cette terre 1ci, pour être devenue unifiée par l’érection du pavillon français.

3. Petite Hirondelle, messagère d'Uturoa, message qu'emporte avec rapidité le vent; le vent souffle vers nous, du Sud impétueux souffle le vent; aide-nous dans les chants de glorification par la voix des deux pierres ; filles, allez à la fête de juil:

let.

4. Vive le Gouvernement de la képublique, hourra! Vive le Président, hourra! vive le Gouverneur, hourra !

! C'est-à-dire pour avoir été de nouveau unie après une division d'environ dix ans.

? Allusion aux deux pierres célèbres dans la tradition de Raïatea. Voir page 23. Le Méhani, la montagne sacrée, se trouve au Sud d’Uturoa.

Conversation entre indigènes.

Ceci est un spécimen de la conversation habituellement échangée entre indigènes qui se rencontrent. Un couple est assis (en tailleur) sur sa véranda au bord de la route, à l'entrée du village d'Uturoa. [Le mari, Moehonu tane, fabrique un hameçon de nacre pour la pêche du thon. La femme, Moehonu vahine tresse la paille d’un chapeau en fumant une cigarette. Survient le chef du district éloigné de Vaiaau, Mataute tane portant sur l’épaule un bambou auquel sont suspendus des cocos et un mouchoir noué contenant ses vêtements de rechange. Dès que celui-ci est en vue, le couple Moehonu l’accueille par le traditionnel: Æaere mai ne! Viens ici. L’omission de cette formule de politesse serait une offense tout à fait extraordinaire, et notre Mataute va entendre le même appel en passant devant chaque case. Il est tenu, en échange, de dire où il va, tout au moins de prononcer la formule: « Je vais, et je reviendrai, et vous restez », Haere au, ehoi mai au parahi, outou! Il s’approche ici, et répond avec affabilité : Ia ora na orua, e homa et! Vivez vous deux, mes

amis !

Moehonu ma. — Ia ora na oe. No Vis toi. D’où viens-tu ? hea mai 0e?

Mataute. — No Vaiaau mai au De Vaiaau viens-je. Chose longue Mea roa te purumu. le chemin.

Moe. — Na tai mai anei 0e ? Par mer viens, est-ce que toi?

Mat. — Na uta mai. O to’u mau tamarti, na tua mai ratou.

Moe. — Na nia anei oe 1 te puaahorofenua ?

Mat. — Aita! Na raro noa: ua pohe i te mai o tou puaahorofenua.

Moe, — E aha to’oe tere”

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Par terre viens. Mes enfants par mer viennent-ils.

Sur est-ce que toi le cheval”?

Non pas! par terre seulement : est malade mon cheval.

Pourquoi ton voyage?

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Mat. Aitalt e haere noa vau 1!

Uturoa. E aha te parau api 1 Uturoa ”?

Moe. — Aita roa’tu te parau api i to malou oire. Parahi noa rà le taata. Ua faaroo noa o matou 1 haere mai te tahi Tavanahau api no Farani.

Mat. — Auetatoue! E taata marû anei O1a ?

Moe. — Taata mar paha? Aita e papu maitai. Taata poria ona. Mea ititona paparia. À piti urii la na To-maua manao e taata maitai ona.

Mat. — Oia mau! Tamata noa.

Toohia ta-orua tamarii ?

Moe. — Tooono a maua tamarii :

a toru tamahine, a toru tamaroa.

Tei te matahapio, o Teipo vahine tona ji 0a.

Mat. — Aue! Potii nehenehe oia!

Moe. — Ae! ua 1 te maitai oia i te reo farani : ua haere oia i te haapi iraa farani ite mau mahana toa.

Mat. — Teihea ta orua mau tamaroa ?

Moe. — Tei taia ratou. À hio!

teie mai nei ratou 1 te vaa ri.

E Maitu e! e ra anei to-outou”?

Maitu. — E iari!

Moe. — E ia ha”?

Maitu. — E operu 1a.

Moë. — E hia ia?

Maitu. — Mea iti rahi.

Moe. — Afai mai na. E! parau

mau! Mea rahi roa te maa! E Ha-

Pas (de but) vais seulement je à Uturoa. Quelle parole nouvelle à Uturoa ?

Pas du tout de parole nouvelle dans notre village. Restent seulement mais les hommes. Entendons seulement nous est venu un Gouverneur nouveau de France.

Ah ! nous tous! Un homme doux est-ce que lui”?

Homme doux peut-être? Pas est clair bien. Homme gras lui, Peu sa barbe. Deux chiens à lui. À nous deux pensée un homme bon lui.

C'est Juste ! Essayvons seulement.

Combien à vous deux ‘enfants ”?

Six à nous deux enfants : trois filles, trois garçons.

Voici l’ainée, c'est Teipo fille son nom.

Viens ! Fille jolie elle!

Oui! sait bien elle la langue française, va elle à l'école francaise les jours autres (c’est-à dire, tous les jours).

Où à vous deux les garçons”?

Ils pêchent eux. Vois! Là-bas viennent eux dans la petite pirogue. Eh !

Maitu! du poisson est-ce que à vous”?

Un peu de poisson!

Du poisson quel”?

Du maquereau est.

Combien est”?

Chose petite grande (petite renforce l’expression).

Apporte ici. Oui, c’est vrai. Beaucoup très la nourriture !

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pairai e! a tahu oe haapeepee 1 te auahi e tunu i te maa.

Mataute. — A! haere au! Parahi outou. [a ora na 1 te parahiraa.

Moe. — Eiaha pâaha e haere oe.

Eita e rû. Mea rohirohi oe i to oe haere raa mai mai Vaiaau mai. Parahi rii 1 onéi, e tamaa tatou e ra rahi to matou.

Mataute. — Atira! e parahi ri au.

E ohipa anei ta-outou 1 teie nei mataeinaa ?

Moe. — Ohipa! E raverahi te ohipa. Ohipa purumu, ohipa fare haapuraa, ohipa no te hau, ua rau te huru, te aua, te peue, te vaa, te tanuraa maa. Tei te monire te arearea rahi à Farani

Mat. — Eha te patau no to outou pehe ?

Moe. — O Tupaia tane! Taata ite ona. Ua hamani oia 1 te tahi himene api. To matou manao te re malamua no na.

Mat. — Ua ite outou 1 te himene maitai roa Aita paha o matou.

Moe. — Aita! Ua ite maitai outou atoa. Ae ! ua oti te maa. Ta maa tatou.

O Hapairai! allume toi vite le feu pour cuire la nourriture.

Ah! je vais! Restez-vous. Salut à ceux qui restent.

Pas du tout peut-être aller toi.

Pas de hâte. Chose fatiguée toi de ton voyage vers de Vaiaau ici. Reste un peu ici mangerons Lous, poisson beaucoup à nous.

C'est assez, resterai un peu moi.

Ouvrage est-ce que à vous dans ce district?

De l’ouvrage ! Beaucoup d’ouvrage. Ouvrage des chemins, ouvrage de l’école, ouvrage du Gouverneiment, cent espèces : les barrières.

les nattes, les pirogues, les planta tions de fruits. C'est lundi la fête grande de France (le 14 juillet).

Quel est le chef d'orchestre de votre chœur ?

C’est Tupaia homme ! Homme savant lui. À composé lui un chant nouveau. Notre idée le prix premier à lui.

Savez-vous autres le chant très bien. Pas peut-être nous.

Point! Savez bien vous aussi. Ah!

est finie la cuisson de la nourriture.

Mangeons !

Te rohu Atua teie no Maurua, no Porapora, no Tahaa, no Raiatea,

no Huahine.

Tutaitutai au i te Fenua i te poripori tia pari e! Tutai à i te fenua

mau, mai te aere o Maurua, te pii ra te tuahine o Hina, ï nia i te au-

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