‹ Rameau (volume 2)Chapitre 22 sur 114 · Maret, p · texte numérisé non relu

Maret, p

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son compte : on le disait dur, avaricieux, intraitable ; selon Collé '■ « très désagréable à vivre, d'une personnalité aussi bête qu'injuste » ; à en croire Grimm, « étranger à tout sentiment d'humanité », et Diderot, faisant parler le neveu de Rameau, conclut : « C'est un philosophe dans son espèce : il ne pense qu'à lui ; le reste de l'univers lui est comme d'un clou à soufflet". » Ce sont là, à vrai dire, des témoins suspects. Collé est un fort petit esprit, et semble animé d'un ressentiment personnel. Rappelons-nous qu'en 1751 il prenait énergiquement le parti de Rameau, etprotestait en son Journal conti*e le peu d'empressement qu'on mettait à lui payer une pension. Peu après, il donnait aumusicienle poème de Daphnis et Egié, représenté à Fontainebleau le 3o octobre ij53. Aurait-il gardé mauvais souvenir de cette collaboration ? Lisons plutôt : « Il brusquait les auteurs à un point qu'un galant homme ne pouvait soutenir de travailler une deuxième fois avec lui ; il n'y a que le Cahuzac qui y ait tenu ; il en avait fait une espèce de valet de chambre parolier... » Nous voilà fixés ; le chansonnier était trop « galant homme », et

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