‹ Rameau (volume 2)Chapitre 26 sur 114 · I. Cuivre verni · texte numérisé non relu

I. Cuivre verni

1. Maret. p. 70. — Dauvergne, né à Cleimont en I7i'5, devint tîii 1762 dirccleur du Concert spirituel. Balbâtre, né à Dijon en I7'29, fut oi-ganist»^ de ee même concert et y jona l)icn souvent, sur son iustrunieni, les ouvertures et les airs de sou iliilsti'f prt)lr{-lciir.

LA VIE 8i

Rameau est de s'échapper; se voyant pris, il explique qu'il « fuit les compliments parce qu'ils rembarrassent et qu'il ne sait qu'y répondre' ». A l'Opéra, il a coutume de se placer dans une petite loge oîi il se cache et môme se tient couché, de peur d'être aperçu et reconnu -.

N'aimant pas la compagnie % il manque naturellement de civilité, ce qui étonne en un temps où l'on en avait beaucoup. Ceux à qui il lui arrive de parler reçoivent leurs vérités en plein visage, et en restent quelquefois abasourdis. Il ne connaît pas l'art de tout dire le sourire aux lèvres, de glisser la critique au milieu des compliments, et de discuter sans se fâcher. La contradiction le met hors de lui ; ses nombreux ennemis le savent bien, et souvent en prennent avantage.

Il a des querelles, au théâtre, au café'; il enrage encore à sa dernière heure, et trouve la force d'interrompre le curé de Saint-Eustache, qui le prêche : « Que diable venez-vous me

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