‹ Rameau (volume 2)Chapitre 33 sur 114 · Dacoty, Vie de Iiomcau, p. "î · texte numérisé non relu

Dacoty, Vie de Iiomcau, p. "î

■j. Maret, p. 71.

3. Chabano.n, p. i.^. — Maret dit, do son côté (p. 3G) ; « Trop grand pour ôlrc jaloux, il louait avec siiirrritr, avec plaisir, avec chaleur ceux qui méritaient des louanges, eussent-ils même été ses cuncmis. »

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Et s'il se trompe, c'est par un excès de générosité ; des compositions médiocres lui paraissent remarquables, sans doute parce que, sans y prendre garde, il les achève par la pensée, les refait à sa façon. « Je Tai vu m'aborder », dit Chabanon^, « en se récriant sur les mérites d'une musique que nous venions d'entendre. J'osai lui dire que mon avis différait entièrement du sien. Vous m'étonnez, dit-il, j'avais trouvé cela très beau. » Et le public donna raison à Chabanon.

Les opéras-comiques italiens, qui firent invasion en 1702 et faillirent lui être si funestes, l'intéressaient, et « reçurent ses applaudissements. Il trouva celui des Troqiieurs - admirable et, présageant jusqu'à quel point de perfection on pourrait porter ce genre dans la suite, il réfléchissait avec attendrissement au progrès que le goût pour cet opéra ferait faire à la bonne musique ''. » Voilà donc à quoi songe Rameau, pendant qu'on cherche à détruire son œuvre, que Rousseau noie la musique française sous des flots d'encre, que Grimm et Diderot chantent victoire à ses cotés : les œuvres auxquelles on le sacrifie lui

1. C'est un opéra-comique de Dauvergne, un des musiciens à qui Rameau s'est intéressé. Il fut donné en 1^53.

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