‹ Rameau (volume 2)Chapitre 60 sur 114 · TO '^ » ^"^-^ L — ^=^ — 1— J · texte numérisé non relu

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firniFfiUTr.

IxDES Galantes, IIP entrée, i'-'' air pour Zéphire : vile.

Et la lourdeur élégante des danses rustiques :

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Castor ET Polllx, Prologue, Tambourin: vif.

OU bien encore l'innocence pastorale, si douce qu'on pourrait sourire jusqu'aux larmes :

Miispttt^s.

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Musettes

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lIii'roLYTE ET Akicie, Acte Y, Marche.

i88 JEAN-PHILIPTE RAMEAU

Voici encore l'entrée des Paladincs et leurs sauts grotesquement arrêtés :

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Les Paladins, p. i8 du maniiscril autograplio.

ou la férocité bouffonne des sauvao-es ^

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Indes Galantes, Nouvelle entrée, Danse du Calumet de paix : Rondeau.

Et voici enfin, prises dans les dernières œuvres du maître, des mélodies d'un caractère plus général, moins pittoresque, et non moins expressives. C'est cette grâce fuyante :

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La fifiULANDi:, Aif gracieux en rondeau.

I. Ou sait (|ue cet air a été écrit tl'abt)iil puur de vrais sauvages. Voir jilus haut, ]). /JO-

OU cet enjouement :

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X\ïs, Prologue, Gavotte vive.

OU bien ce clair lever d'aurore :

ZoROASTRE. Acte I, début.

Nous touchons ici au dernier arcane, à la porte dont lui même n\i jamais trouvé la clef. Gomment se forme une mélodie? D'où vient son caractère, son pouvoir? « Le bon goût, dit Rameau, y a plus de part que le reste. » Et nous en sommes aujour-

igo .lEAN-PHILirPE RAMEAU

tVhiii à ne répondre que par un mot : le génie. C'est aussi, si l'on veut, Tinconscient, l'instinct obscur, Tâme déraisonnable, enfin tout ce qui peut effrayer un esprit clair et méthodique comme le sien. Mais il est artiste : il sent que Fœuvre est imparfaite, sans cette consommation suprême, qui lui donne la vie. Peu lui importe alors que la mélodie soit d'origine mystérieuse : elle est « le dernier degré de perfection » ' sans lequel la plus belle harmonie devient quelquefois insipide ; elle doit être mise au faîte, en pleine lumière. C'est ce qu'il ne manque pas de faire, et il faut lui en savoir gré, car sa raison ici aurait droit de protester un peu; du moins elle a dirigé le travail, tracé le plan jusque dans son dernier détail. La logique est sauve : loin de contredire à ses principes, les jeux de la fantaisie les illustreront, les mettront en action, en mouvement. La mélodie manifeste l'harmonie. Et voilà pourquoi, si vives que soient les impressions qu'elle nous donne, il s'y mêle toujours un contentement de l'intelligence : la belle simplicité des accords (jui la soutiennent demeure toujours apparente.

Il est tel cas où ils se trouvent entièrement exprimés, projetés seulement dans la durée, résolus en une succession de notes. L'entrée

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