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I. Mercure, février

Il était très grand, d'une maigreur elîrayante, qui lui donnait a plus l'air d'un fantôme que d'un homme ^ ». Grimm ^ le trouve « aussi hâve et aussi sec » que M. de Voltaire, ce qui n'est pas peu dire ; et Decroix ' part de cette ressemblance pour tracer entre les deux grands hommes un parallèle en règle. Mais le musicien était bien loin de montrer la mine malicieuse du « philosophe » : sa physionomie était sévère ; « tous les traits de son visage étaient grands, et annonçaient la fermeté de son caractère ' )>.

C'est bien ainsi que ses portraits nous le montrent, et aussi les caricatures qu'on fit de lui à partir du moment où il devint célèbre : le profil aigu, les lèvres serrées, le front haut, l'air décidé.

Même au plus fort de sa renommée, on ne l'aimait guère. De méchants bruits couraient sur

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