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son compte : on le disait dur, avaricieùx, intraitable ; selon Collé S « très désagréable à vivre, d'une personnalité aussi bête qu'injuste » ; à en croire Grimm, « étranger à tout sentiment d'humanité » ; et Diderot, faisant parler le neveu de Rameau j conclut : « C'est un philosophe dans son espèce : il ne pense qu'à lui; le reste de l'univers lui est comme d'un clou à soufflet^. » Ce sont là, à vrai dire, des témoins suspects. Collé est un fort petit esprit, et semble animé d'un ressentiment personnel. Rappelons-nous qu'en 1761 il prenait énergiquement le parti de Rameau, etprotestait en son Journal contre le peu d'empressement qu'on mettait à lui payer une pension. Peu après, il donnait aumusicienle poème de Daphnis et Egle\ représenté à Fontainebleau le 3o octobre 17 53. Aurait-il gardé mauvais souvenir de cette collaboration ? Lisons plutôt : « Il brusquait les auteurs à un point qu'un galant homme ne pouvait soutenir de travailler une deuxième fois avec lui ; il n'y a que le Cahuzac qui y ait tenu ; il en avait fait une espèce de valet de chambre parolier... » Nous voilà fixés ; le chansonnier était trop « galant homme », et