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Mercure musical, i5 juin

4v JEAN-PHILIPPE RAMEAU

le devoir de la postérité, forcé les portes de sa maison et violé sa sépulture.

Il était né le aS septembre i683, à Dijon, au n° 5 de la Cour Saint-Vincent, dans la rue Saint- Michel *; son père, Jean Rameau, était organiste, probablement à Féglise de Saint-Etienne, où le baptême fut célébré le même jour ; sa mère était née Claudine de Martinécourt, et se vantait d'avoir eu des ancêtres aux croisades, ce qui n'est pas bien sûr. Le parrain était « noble Jean- Baptiste Lantin, écuyer, sieur de Montagny, conseiller du Roy au Parlement de Bourgogne », la marraine « demoiselle Anne-Philippe Valon, fille de M. Richard Valon, chevalier, seigneur de Mimeure et de Vouges, cy-devant conseiller au Parlement». C'est donc la noblesse de robe qui tint sur les fonts baptismaux le fils de Torganiste ; honneur d'autant plus notable que la situation de la famille était modeste : par deux fois une exemption d'impôts dut être sollicitée ^ Mais la musique était fort en honneur à Dijon, particulièrement dans la magistrature. Vers le temps de

I. Henri Quittard, d'ajîfès Ch. Poisot, Essai sur les musi' ciens bourguignons.

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