Cités par M. de la T. dans sa Dissertation
3. Leur indignation s'exprime dans le curieux ouvrage d'HuBERT LE Blanc : Défense de la basse de viole contre les
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l'on vit apparaître toute une école de violonistes français, aussi renommés comme virtuoses que comme compositeurs : J.-F. Rebel, Senaillé, du Val, Batiste, Guignon,Leclair. François Gouperin lui-même, si fidèle qu'il soit à l'exemple de Lully <it à la tradition de ses ancêtres, écrit des Sonates, ne réclamant, pour satisfaire à l'amour-propre national, que le droit de les appeler Sonades, comme on dit Sérénades ^ En même temps, les modèles de composition italienne ne cessent de pénétrer en France : en 1724, M™® de Prie fonde un Concert qui leur est spécialement réservé^. Chez M. de la Pouplinière, si accueillant à tous les musiciens étrangers, on peut croire que les cantates et sonates d'Italie trouvèrent la même hospitalité que plus tard les symphonies d'Allemagne ^.
L'influence italienne s'exerce surtout dans les
entreprises du violon et les prétentions du violoncelle (Amsterdam, 1740). On y lit que le violon est « criard, perçant et dur, fatigant au joueur », et que « le ton élevé, et le son éclatant du violon ne sentent du tout point sa personne de qualité, ni une éducation noble. » Voir Michel Bkenet, Les Concerts en France, p. i54.
I. François Gouperin, Apothéose de Lulli (1723), n^ i3, sonade en trio : « La paix du Parnasse faite aux conditions, sur la remontrance des muses françaises, que, lorsqu'on y parlerait leur langue, on dirait dorénavant sonade, cantade, ainsi qu'on prononce ballade, sérénade. »
1. Sur l'organisation de ce concert et ses rapports avec celui de Crozat, autre amateur de musique italienne, voir Michel Brenet , Les Concerts en France, p. 169-64.