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I. MaK) T, p

iGo JEAN-PHILIPPE RAMEAU

délecte de sonorité. Rien d'inconnu en tout cela, d'ailleurs : Titelouze, Raison, Daquin ou Marchand ont essayé de pareils assemblages de notes ; mais Rameau y met une suite, une logique, une clarté tonale qui n'appartient qu'à un profond musicien comme lui. Toute l'harmonie qu'il développera plus tard se trouve en ce prélude, latente encore et inexpliquée, mystérieuse pour lui-même. Lorsqu'il l'aura réduite en système, il sera maître entièrement de son génie. Il lui faudra vingt ans pour cela.

D'autres beautés se rencontrent aussi : c'est la pureté de telles mélodies, le tournoiementaimable d'une Vénitienne \ où déjà la facilité italienne s'unit à l'élégance française, la grâce alternative d'une Gavotte : le tout un peu triste encore, et voilé. Ces ombres de mélancolie ne se dissiperont que bien tard, accompagneront sa musique la plus enjouée, lui feront une enveloppe de douceur et de recueillement. Ici elles se montrent avec une sorte de naïveté.

G'estaprèsdix-huitansseulementqu'il se décide à publier un second livre de clavecin. Le progrès

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