‹ Ramsès le Grand;Chapitre 17 sur 82 · Asura · texte numérisé non relu

Asura

Karnak, cour intérieure, restaurée d’après la commission d’Égypte.

taient mêlaient à leurs hymmes les louanges du roi, lui attribuant les vertus dont leur Dieu particulier était plus spécialement le type, l'inspirateur ou le symbole: les uns vantaient sa justice et sa magnanimité, les autres sa haine pour le mensonge et son amour pour le bien ; ceux-ci exaltaient sa sagesse et sa prudence, domptant ses passions; ceux-là sa force et son courage, domptant ses ennemis1.

Aux tabernacles des dieux succédèrent les statuettes des rois ancêtres et prédécesseurs de Meïamoun 2, également portées et interprétées par des prêtres. Puis, au milieu d’un autre groupe sacerdotal, le taureau blanc, symbole vivant d’Ammon-ra, tout couvert de fleurs et enveloppé d’un nuage d’encens, apparut lui-même sur le seuil du temple, comme pour inviter le nouvel Aroéri à le franchir.

1 Diodore, liv. Ier, ch. lxx.

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