Vicomte E. de Rougé. Mém. cit
mérant à grands traits les résultats palpables de ses conquêtes : les nomades du Nord refoulés et contenus dans leurs steppes natales, par le fer ou par la religion des traités; les frontières de l’empire portées au delà du Taurus et du Tigre, et couvertes par des colonies militaires qui, de l’Euxin à l’Océan garantissaient l’existence et la fidélité des nations pupilles ou vassalles, — il termina enfin par « les tributs imposés, leur poids en or et en argent, le nombre d’armes et de chevaux, les quantités d’ivoire et d’encens pour les temples , celles des grains et des autres denrées que chaque contrée subjuguée devait fournir, et dont l’ensemble égalait tous les impôts qu’ont prélevés depuis les armes des Parthes ou la puissance romaine1 !... » Certes ce fut un beau jour dans la vie de cet homme et dans celle de son peuple, de quelque prix du reste que l’un et l’autre l’eussent payé.
Sans doute, dans les rangs éclaircis des triomphateurs, bien des places vides appelaient sur des pères, des fils et des époux, restés sur les chemins parcourus, les larmes d’un grand nombre de familles. S’il faut en croire un témoignage assez una-