‹ Ramsès le Grand;Chapitre 48 sur 82 · Les hiéroglyphes et les caractères démotiques · texte numérisé non relu

Les hiéroglyphes et les caractères démotiques

APPENDICE

seulement chez quelques-uns, mais chez tous. Us portent des vêtements de lin et ils ont soin qu’ils soient toujours fraîchement blanchis. Ils... . estiment qu’il vaut mieux être propre que beau. Tous les trois jours les prêtres se rasent le corps entier, afin qu’aucune vermine ne les souille pendant qu’ils servent les dieux. Us ne portent que des vêtements de lin et que des chaussures d’écorce de papyrus; il ne leur est point permis d’en prendre d’autres. Us se lavent k l’eau fraîche, deux fois par jour et deux fois chaque nuit. Us accomplissent d’autres rits, ou peut dire innombrables; mais ils jouissent d’avantages non médiocres. Us n’usent ni ne dépensent ce qui leur appartient; des aliments sacrés cuisent pour eux ; il arrive chaque jour à chacun d’eux abondance de chair de bœufs et d’oies; on leur distribue du vin de raisin ; toutefois ils ne peuvent manger de poisson. Dans toute l’Egypte on ne sème point de fèves; et, s’il en vient, on ne les mange ni crues ni cuites. Les prêtres n’en peuvent supporter l’aspect, car ils considèrent ce légume comme impur. Chaque dieu n’est pas servi par un seul prêtre, mais par plusieurs, dont l’un est grand prêtre; lorsqu’il vient à mourir, son fils lui succède.

.... XLVII. Les Égyptiens regardent le porc comme un animal impur ; en conséquence, si l'un d’eux en passant près d’un porc est touché par lui, on le fait descendre tout habillé dans le fleuve, et on le baigne avec ses vêtements; d’autre part, seuls de tout le peuple, les

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porchers des Égyptiens, n’entrent dans aucun temple de la contrée. On ne leur donne point de filles en mariage et nul n’épouse leurs filles ; ils ne peuvent se marier qu’entre eux. Les Égyptiens ne croient point convenable de sacrifier un porc à d’autres dieux que la lune et Baechus1 ; à eux seuls ils en sacrifient, au même moment, pendant la pleine lune, et ils mangent les chairs de la victime. Voici comment se fait ce sacrifice des porcs : dès que la victime est immolée, on réunit l’extrémité de la queue, la rate et le gras-double; on les enveloppe de toute la graisse qu’on a trouvée dans le ventre, et on les brûle sur l’autel. Le reste des chairs est mangé pendant ce même jour à la suite du sacrifice ; en un autre jour on n’en goûterait plus.

XLVIIL Au repas du soir, la veille de la fête de Bacchus (Asiri), chacun devant sa porte, ayant égorgé un jeune porc, le donne à emporter au pâtre même qui l’a vendu. Les Égyptiens, à la musique et aux chants près, célèbrent comme les Grecs le reste de la fête.

- L. Presque tous les noms des dieux sont venus

d’Egypte en Grèce; mes recherches me prouvent que nous

les tenons de contrées barbares, et je pense qu’ils pro-

viennent surtout d’Egvpte. Hormis Neptune et les Dioscures, dont j’ai déjà parlé, hormis Junon, Vesta, Thémis, les Grâces et les Néréides, les noms de tous les autres dieux ont toujours existé chez les Égyptiens. Je

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