Justin, livre II, chap. m
se choquent. J’ai regardé, et je n’ai pu voir un seul homme ; jusqu’aux oiseaux du ciel, se sont enfuis devant la face des étrangers; nulle cité forte n’a tenu devant leur épée ; la terre n’est plus qu’une désolation!...
« C’est une nation lointaine, robuste, antique, dont vous ne connaissez pas le langage, qui ne com prend pas vos paroles;... son carquois est comme un sépulcre ouvert. Ils mangeront votre pain et votre moisson ; la moisson et le pain de vos enfants *. »
Ici l’aveu de Manéthon doit être recueilli avec foi ; car, sapant par la base, mieux que tout autre argument, son système d’antiquité nationale, il dut coûter cher à son orgueil.
« Aux temps anciens, dit-il, sous le règne d’un de nos rois, nommé Timaos, le courroux de Dieu étant éveillé contre nous, je ne sais par quelle