‹ Ramus Pierre de La RameeChapitre 100 sur 175 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Si Ramus partage avec plusieurs philosophes de la renaissance ia gloire d'avoir préparé la philosophie moderne, on voit qu'il y a contribué plus qu'aucun autre par lui-même et par ses disciples. 11 a d'ailleurs précédé les plus hardis penseurs de son siècle : car, comme l'a dit éncrgiquemcnt un écrivain français, avant Descarlcs, Ramus a été des premiers en France à desniayser Ut esprits *.

Il était de son siècle par son admiration pour l'antiquité, quoique Balzac ait prétendu ironiquement qu'il « faisoil profession d'inimitié avec les héros de tous les âges. » 11 avait l'ambition de rivaliser avec les anciens, mais en les imitant; et c'est par là que le ramisme exprime si bien la renaissance. Mais on sent déjà dans Ramus l'esprit des temps modernes. Plein de confiance dans la puissance de la raison, il déclare hautement qu'à ses yeux c'est l'autorité par excellence \ Il fait plus : pour émanciper tout à fait la philosophie, il écrit le

Ch. Sorel, SciKiice universels, p. 333.

s Omiiis auctorllatta ralio domino, csl, Sch. math., 1, III, p. 73.

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