LE STYLE DE P. &ÀILAND
reur, c'est un crime (fol. 9 t., iO r., 77 v.). Est-il bien possible que la France ail produit des hommes, ou plutôt des monstres capables de traiter ainsi un tel homme, si même c'est un homme, si modo homo dicendus est (f. 75, 76), et qu'il y ait eu des avocats pour oser les défendre en plein parlement (fol. 76, 77)! Il serait temps que l'illustrissime et mtelligenlissime cardinal de Lorraine , que le clergé tout entier, que le roi et le parlement missent enfin un terme à ces sacrilèges, dignes des peines ou, pour mieux dire, des supplices les plus rigoureux, gravissimis suppliciis dignissîmus (fol. 66 r.).
Voilà le style de Pierre Galland ; et, ce qu'il y avait de plus fâcheux, c'est que la faculté de théologie approuvait hautement ce genre de polémique. Voici en effet ce qu'on lit en tête de l'ouvrage :