‹ Ramus Pierre de La RameeChapitre 24 sur 175 · I.iiissf'i' à l:i merci de l'onde · texte numérisé non relu

I.iiissf'i' à l:i merci de l'onde

Le Pré aux Clercs en est tesmniug

Où il n'y a si petit coing

De muraille, iju'à coups de pierre

On ne fasse broncher par terre,

Lapidant les champs fructueux

El les bèaux logis somptueux,

Ausquels la pierreuse tempeste

Gresle sans tin dessus la teste'.

En rhétorique comme en grammaire , Ramus distinguait l'exposition et la réfutation, et, lanJis qu'il exerçait sa critique sur les livres de rhétorique de Cicéron et de Quintiiien, et dirigeait contre eux les deux ouvrages qui venaient de faire tant de hruït, et qu'il réunit plus

1 H y avait eu une vacance dedoui mois dans le rectoral, après la sortie Ja J. Charpentier, le H mars J55t, parce que les factions rivales ne purent s'accorder, et le parlement dUègua , pour faire les fondions da recteur, lo doyen de la faculW de tWologic, comme on l'a vu plus haut, p. 95.

' Le même poCte, jugeant apparemment que ses plaisanteries p(- IromachiqueB avaient réussi dans la publie, revint à la charge dans une autre pièce beaucoup plus courte, intitulée Pinblesme, et que voici :

Naaurf-ro un Gatand 5'atlacha Quand se «iront ces dcui criars

A un Hameau de telle sorie Oui ne font que japper et braire?

One le rameau il arracha, Faut -il qu'un abbS des Conars (du Cuisiiell

Dont le faii a terre lu porte. Se mcsle de les faire taire;

si' ,!,' ijliiimlre ' lie ik'liv piern; qui .■(■nluTlmi'ijupiil.

98 T1E DE ÎUMDS.

tard sous le titre moins agressir d'Etudes sur la rhétorique (Scholœ rhetoricm) , il confiait à son ami el collaborateur Orner Talon la tâche plus paisible, sinon plus facile, de rédiger des préceptes de rhétorique. Talon donna en 1554, d'après les vues de Ramus, une nouvelle édition de l'ouvrage qu'il avait publié pour la première fois en janvier 1545.

Dans le même temps, Ramus faisait exercer les élèves du collège de Presles dans l'art oratoire sur des sujets de philosophie, de morale et même de politique. J'ai retrouvé dans un recueil fort rare, que possède la bibliothèque de l'université 1 , cinq discours prononcés par des élèves du collège de Presles le 1 7 décembre i 554 , et qui donnent une idée de cette méthode d'enseignement. Un élève de la classe d'Antoine Foquelin prononce d'abord un discours pour prouver qu'un roi ne doit pas être philosophe; puis un autre élève soutient la thèse opposée dans un second discours. Le troisième établit qu'un roi ne doit pas s'adonner aux armes, et le quatrième au contraire, qu'il en a l'obligation. Enfin un cinquième et dernier orateur, qui n'est autre que Nicolas de Nanccl, le futur biographe de Ramus, est chargé de tirer en quelque sorte la conclusion des discussions précédentes, et d'expliquer dans quelle mesure il convient qu'un souverain soit guerrier à la foisetpliilosoplie.il paraît qu'en débitant ces discours, les élèves avaient grand soin de composer leurs jeunes visages, de prendre une altitude

' Qiiinque oraliones pDlitirjr, a qninque (lijciriulis Ant. Foquelini babils in evranasio Pralleorum , etc. Farisiis, 15St (c'est-à-dire Î5S5), in-*", lfl feuilleta sons pagination.

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