VIF. DE RI MCS
plus grand pour l'avancement des deux derniers, j'avais lieu de m'attendra à un autre traitement. C'est pourquoi, au nom de ces cheveux blancs qui nous avertissent l'un et l'autre que notre mort n'est pas éloignée, ne souffrez pas que la fin et le commencement de notre carrière soient si fort en opposition, et qu'après un riant début, le cours de nos années vienne aboutir à un si triste dénouement. Faites mieux : condamnez-moi à ce dur et pénible métier de forger et de polir les sciences; je vais moi-même au-devant de celte peine , et une telle vengeance conviendrait beaucoup mieux à la grandeur et à l'élévation de votre âme. Adieu. »
Cette lettre, dont on ignore la date précise, mais qui fut probablement envoyée dans la première quinzaine d'octobre 1570, provoqua une réponse de Cbarles de Lorraine. Dans cette réponse que nous n'avons pas, le cardinal se plaignait qu'on lui eût écrit, au lieu de le venir voir. Mais à ce reproche d'apparence amicale il en ajoutait d'autres plus graves, accusant Ranius d'ingratitude, de rébellion et d'impiété. Ramus réfute tous ces griefs dans une seconde lettre beaucoup plus longue, en date du 22 octobre 1570, et dont voici quelques passages ' :
« A Charles de Lorraine, etc.
a Je vous ai envoyé une lettre, parce que je ne pouvais sans danger pénétrer jusqu'à vous. Quant aux motifs de votre refroidissement, quant à ces accusations d'ingratitude, d'impiété, de rébellion, j'avoue que ce seraient de graves sujets de mécontentement, si tout cela était fonde. La plupart de ceux qui considèrent votre haute fortune, s'imaginent sans doute que celui dont vous avez • Collectai!, prielat., epiîl , etc. (1SÏ7), p. SSS-ISS.