SCÈNE I
ARMAND, ADOLPHE. J!s entrent en causant.
ADOLPHE
C'est-à-dire que tu refuses de tenir tes engagements, et tes bonnes raisons pour cela sont que : ‘voyager t’ennuie ”—" tu serais un triste com pagnon ”-—‘{tu n'es pas dans ton assiette ! ”—t{u patauges enfin et moi j'en suis pour mes projets à l’eau.
ARMAND
Mon cher ami, j'en suis désolé...
NE pe
ADOLPHE, Oui, je sais que tu m’accordes tes sympathies ; c’est quelque chose assurément.
ARMAND
Franchement, Adolphe, je ne comprends pas pourquoi tu insistes. Ce voyage que nous projetions avec entrain, il y a deux mois, me répurs ne tellement aujourd’hui, que tu aurais l’air de me traîner au bagne si je consentais à t’accompagner.
Me diras-tu au moins la raison de ce caprice ?
ARMAND
Encore une fois, je n’en sais rien ; seulement tout ce que je puis te dire, c’est que je ne me suis jamais senti moins touriste qu'aujourd'hui.
ADOLPHE
Tiens, veux-tu que je t’apprenne, moi, quel diable te tourmente ? Mon pauvre Armand, tu es amoureux.
ARMAND
Peubh !
ADOLPHE
Voyons! la petite cousine ! hein ?..… Avoue
donc !….