LE VETEMENT DU PRISONNIER DE GUERRE S
ment doublé, triplé quelquefois sans avis préalable, soit par suite d'évacuation d'un autre camp, soit que, soudainement, les Allemands aient fait, en pays occupé, une raflb de prisonniers civils.
En quel état arrivent les nouveaux venus ? Affamés, barrasses, désolés ! Les Présidents de Sociétés de Secours les réconfortent, les babillent, les nourrissent; les wagons ont apporté le nécessaire, les prisonniers doivent à leurs bienfaiteurs de ne pas succomber de faim ou de froid.
Cette organisation dont on vient d'indiquer les grandes lignes, s'étend aux centaines de camps principaux ou annexes, dont le « Vêtement » a pris la charge, et dont la liste imprimée est à la disposition du public,
800 wagons étaient déjà partis à leur adresse, le 11 novembre 1918.
A cette date, le total des dépenses de l'Œuvre s'élevait à 43.666.431.
A côté de cette action qui atteint dans les camps les prisonniers civils et militaires, le Vêtement du Prisonnier de Guerre, répondant au désir du Ministère de l'Intérieur, sest chargé, depuis mars 1915, d'approvisionner en vêtements, les rapatriés rentrés d'Allemagne par la Suisse.
Pendant les années 1915 et 1916, et une partie de 1917, les vestiaires ont fonctionné régulièrem.ent à Schaffliouse et à Zurich, villes frontières d'arrivée en Suisse.
A dater de la reprise des convois qui s'est produite en octobre 1917, le vestiaire principal eut son siège à Evian puis à Dieppe et à Paris, et, à l'heure actuelle, c'est pour une valeur de 700.000 francs par mois que le Vêtement du Prisonnierde Guerre expédie pour l'arrivée en France, des vêtements destinés aux rapatriés de tous âges, hommes, femmes et enfants.
La Collection « La France Dévastée >>
paraît sous le patronage du Comité France-Améi^ique et du Touring-Club de France.
TOURlI\G-CLUB DE FRAI\CE
65, avenue de la Grande-Armée, Paris.
Tout Français se doit de travailler à l'accroissciiient de la prospérité de notre pays par le Tourisme.
Tout Français doit s'inscrire comme membre du Touring-Club de France.
Nous étions 150.000 en 1914. 11 faudra que nous soyons 50Ô.000 en 1920.
Demain, T. G. F. voudra dire : Tout citoyen Français.