‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni Santi (volume 2)Chapitre 27 sur 73 · Cl Pafrtim qiicniilom pciliteni in l'oro sciionsi · texte numérisé non relu

Cl Pafrtim qiicniilom pciliteni in l'oro sciionsi

2. Trois petites ligures de saints, apparteirtfut à lord Ward et exposées à Manchester sous le

lerie du Vatican, et l'Adoration des mages, peinture à la détrempe sur toile, au musée de Berlin, dont nous parlerons ailleurs plus en détail. Le Spagna fut heureusement influencé dans sa jeunesse par le voisinage de Raphaël; mais il tomba, vers la fin de sa vie, dans une banale imitation de ce grand maître et perdit presque entièrement le cachet individuel de son talent.

Il avait déjà fixé son séjour à Spoleto dans les premières années du seizième siècle, puisque nous trouvons un décret daté de l'année 1516 qui le nomme citoyen de la ville, et que, dans ce décret, il est dit qu'il résidait à Spoleto depuis longtemps et qu'il s'y était marié. Du reste, nous n'avons pas d'autres renseignements sur sa vie, si ce n'est qu'il est qualifié « Magisfer Johannes Pétri » dans les registres de la ville et qu'il fut nommé « Capitano deir Arte de Pittori » à Spoleto en 1517.

Nous croyons pouvoir attribuer à Giovanni les armes peintes du pape Jules II dans la salle de la maison de ville à Spoleto. Elles sont entourées de trois figures allégoriques de la Justice , de la Charité et de la Grâce. Comme les armes des papes étaient ordinairement peintes à leur avènement au trône pontifical, il est probable que celles de Jules II furent exécutées en 1503. Mais, quant aux figures qui les accompagnent, leur caractère indiquant plutôt une époque postérieure au développement de l'art, elles doivent avoir été faites quelques années après , lorsque le Spagna fut chargé de la décoration de cette salle. Depuis, les murs ont été recouverts d'une couche de couleur uniforme ; on voit seulement encore deux petits génies au-dessus de la porte d'entrée (outre les armes peintes sur le mur principal).

Ce n'était pas pour la salle où elle se trouve aujourd'hui, mais bien pour le château de Spoleto, que le Spagua peignit à fresque une Madone, que l'on enleva pour la sauver de la destruction, et qui fut transportée, en 1800, dans la maison de ville. Cette fresque représente la Vierge avec l'Enfant de])0ut sur ses genoux, ayant

nom (le Raphaël, sont aussi restituées au Spagua par M. Waageii (voir Tri'sors d'art, etc., par W. Burger, p. 63). — {ISole de l'éditeur.)

quatre saints à ses côtés ; à gauche , le Père de l'Église , saint Jérôme, et l'ermite Nicolas de Tolentino; à droite, le saint évoque Brizio et sainte Catherine d'Alexandrie. Au-dessus du tableau, il y a un cintre, avec deux génies qui soutiennent des armoiries. Cette peinture a tant d'analogie avec celles du Pérugin, qu'on doit la placer entre les plus anciens ouvrages du Spagna. Rosini, dans son ouvrage déjà cité plusieurs fois, en a donné une gravure pi. CIV.

En l'année 1507, le Spagna peignit un tableau d'autel pour Monte Santo de Todi, moyennant le prix de 200 ducats d'or. Ce tableau représente la Nativité du Christ; il est composé dans le genre du Pérugin, avec le cortège des trois mages dans le lointain , et trois anges chantant le Gloria dans le ciel. Ce beau tableau, qui se trouve à présent dans la collection du Vatican, a été pris pour une œuvre do Raphaël ; il a même été lithographie sous le nom de Raphaël par F. Hoscmann à Berlin , et l'étude pour la tète de saint Joseph, traitée tout à fait dans la manière première de Raphaël, est conservée parmi les dessins de ce maître au British Muséum à Londres.

Spagna exécuta un tableau semblable pour l'église S. Girolamo ù Narni, ainsi que le fait est enregistré dans les archives publiques de la ville '.

Une autre œuvre du Spagna a été assez généralement regardée comme une peinture de la jeunesse de Raphaël, c'est la grande toile de l'Adoration des mages, exécutée à la détrempe, laquelle se trouvait primitivement dans l'église Saint-Pierre du monastère de Ferentillo. On a prétendu que la commande avait été faite à Raphaël par Ascajano Ascajani, qui fut abbé de ce couvent depuis 1478 jusqu'à lo03; mais des renseignements antérieurs désignent Giovanni lo Spagna comme l'auteur de cette peinture ; et nous ne pouvons que confirmer cette opinion, après un examen scrupuleux du tableau même, qui, surtout dans l'arabesque en grisaille entourant le sujet principal, est traité d'une manière tout à fait

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