‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni Santi (volume 2)Chapitre 3 sur 73 · LETTRE DE L'ÉDITEUR A M. INGRES · texte numérisé non relu

LETTRE DE L'ÉDITEUR A M. INGRES

VOUS, enfin, il s'est associé, pour ainsi dire, à la gloire de Raphaël.

Trois noms sont devenus inséparables dans l'histoire de fart : Raphaël, Ingres, Passavant.

Ce beau livre, qui a exigé vingt ans de recherches, de votjages et d'observations, parut d'abord en 1839; il fut aussitôt signalé comme un modèle d'érudition, de critique et d'exactitude ; mais la langue allemande, dans laquelle il avait été écrit, s'opposait à ce qu'il fût apprécié en France autant qu'il pouvait l'être. Nous devons donc nous féliciter d'avoir contribué à lui donner la publicité qu'il mérite en revoyant la traduction littérale que M. Passavant a fait faire sous ses yeux, ou plutôt a faite luimême, avec le concours de M. Limteschutz, jeune peintre français, qui habite Francfort.

Ce 71 est plus seulement une traduction de l'ouvrage allemand imprimé il y a vingt ans ; c'est, à vrai dire, un nouvel ouvrage, dans lequel l'auteur a introduit toutes les corrections et toutes les augmentations qu'il n'avait pas cessé de préparer depuis la première édition de son livre , dans le but de rendre cet ouvrage aussi complet, aussi parfait que possible.

Ce beau livre, tel qu'il est maintenant , ne laisse rien à désirer : grâce aux perfectionnements qu'il a reçus, grâce à l'intérêt et à l'importance du sujet qu'il traite, il sera bientôt aussi estimé et plus répandu en France qu'il ne l'est en Allemagne. Raphaël a été déjà l'objet d'un grand nombre d'ouvrages écrits dans toutes les langues de l'Europe, mais il n'en est aucun qui puisse être mis à la hauteur de celui de M. Passavant, auquel je promets d'avance votre sympathique et reconnaissante approbation.

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