‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni Santi (volume 2)Chapitre 65 sur 73 · Voyez les notes de M. Fr. Longhena, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Voyez les notes de M. Fr. Longhena, loc. cit., p

6. Ces détails sont reproduits par Le Mayeur avec l'anachronisme qui fait vivre Léon X et Charles I"" en même temps.

erreurs que j'ai déjà relevées, et je ne serai pas assez téméraire pour affirmer que telle particularité plutôt que telle autre est à l'abri de la critique.

( Les cartons de Hampton Court, dit M. Viardot*, ne sont point, comme « les carions ordinaires, de simples dessins au crayon noir sur du papier « gris ou blanc. Pour servir de modèles à des tapisseries, et non pas seu- « lement de préparations à des tableaux, ils devaient être coloriés. Aussi « 3ont-ce de véritables peintures à la détrempe, lesquelles, placées dans « des boiseries qui couvrent les murailles, font précisément l'effet de « peintures à fresque. Le nom de cartons n'en donne donc qu'une idée « fort incomplète ; ce sont plutôt des tableaux. »

Pour avoir une idée exacte de l'œuvre grandiose exécutée à l'aiguille par rios tapissiers flamands, et qui présente l'ensemble de la plus vaste des entreprises dues au génie de Raphaël, selon l'expression de M. Quatremere de Quin^cy, il faut lire la description qu'en a donnée cet auteur dans son Histoire de la vie et des ouvrages de Raphaël^. J'ai indiqué plus haut les sujets des cartons que possède l'Angleterre. Les autres tapisseries représentent l'Adoration des mages, la Descente du Saint-Esprit, les Disciples d'Emmaûs, Jésus apparaissant à Madeleine et le Massacre des Innocents. Ces trois derniers sont de moitié moins larges que les neuf autres : le Massacre est composé de deux pièces.

Le savant critique français a distingué dans les cartons qui sont parvenus jusqu'à nous plusieurs manières, et il attribue les uns au peintre créateur lui-même, d'autres à Jules Romain et à Jean d'Udine. Personne n'a connu la part qu'a eue Thomas Vincidor à leur exécution ; mais ce fait ne peut plus être révoqué en doute aujourd'hui, malgré l'assertion de Vasari qui affirme qu'ils furent tous faits par Raphaël {tutti da sua mano).

IVote additionnelle de M. Passavant.

Qu'il me soit permis d'ajouter à ces précieuses informations sur Tommaso Vincidore de Bologne quelques remarques relativement à la part qu'il a prise aux cartons de Raphaël. Les documents communiqués dans cet ouvrage à ce sujet prouvent que le payement de 434 ducats pour les cartons de ce dernier lui a été fait en 1515 et 1516; puis, que 29 ducats ont été

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