Paris, 1824; p. 294 et suiv
payés, le 21 avril 1518, pour les frais de transport des onze apaunid'Arazzi de Lyon à Rome; enfin, que Paris de Grassi, le maître des cérémonies de Léon X, a noté dans son livre-journal que le pape alla voir, le jour de saint Etienne 1519, « suos pannos de Razzia novos » suspendus à la chapelle du Vatican, et qui faisaient la merveille de tout le monde.
Il n'y a donc aucun doute que les tapisseries représentant les Actes des Apôtres étaient déjà à Rome en 1S18. Si donc, au mois de mai 1520, après la mort de Raphaël, son élève Tommaso Vincidore a été envoyé en Flandre par le pape pour « faire confectionner les tapis de Léon X d'après les dessins de Raphaël et d'après les siens, » on ne peut en conclure autre chose sinon que son voyage en Flandre avait pour but la surveillance de Fexécution du titrage des cartons delà seconde série des tapisseries, représentant des sujets de la Vie de Notre-Seigneur, et qui toutes ont été exécutées par des élèves de Raphaël, et quelques-unes d'après les esquisses du maître lui-même. C'est à ces cartons que Vincidore a pu avoir travaillé, ce qui serait confirmé par le manuscrit de 1571 de François de Hollande, où il est dit que Rologne, le disciple de Raphaël, a enluminé pour les Flamands les cartons que son maître dessina pour les tapisseries, — Quant à l'estampe de Corn. Gort d'un plafond en coupole peint par Tommaso Vincidore, représentant l'Olympe, on y voit les figures di sotto-in-sù, dans la manière du Gorrége.