‹ Raphael d'Urbin et son père, Giovanni Santi (volume 3)Chapitre 28 sur 81 · Ce tableau a été très-bien lithographie par A. Collette · texte numérisé non relu

Ce tableau a été très-bien lithographie par A. Collette

Il peignit en outre, suivant un second contrat en date du 24 novembre 1406, pour la somme de 60 ducats d'or ', les figures assises des prophètes David et Isaïe, qui furent placées audessus des portes du chœur. Selon Vasari , cette décoration d'autel était la plus belle que le Pérugin eût jamais peinte ; et, à en juger par les débris qui en restent dans l'église môme et dans différents musées , le jugement de Vasari n'a rien d'exagéré. La beauté de ces peintures est môme si parfaite, que plusieurs des petits tableaux qui en faisaient partie furent attribués à Raphaël, quoique cette attribution soit absolument démentie par la date de l'œuvre. Le tableau principal de cette magnifique décoration d'autel est au musée de Lyon ; c'est un présent du pape Pie VII ^ qui, après le traité de Paris de 1815, voulut donner aux habitants de cette ville un témoignage de sa faveur particulière. Les trois sujets tirés de la vie du Christ sont maintenant au musée de Rouen, et le catalogue de ce musée les présente comme des ouvrages de la jeunesse de Raphaël; trois demi-figures de saints sont entrées dans la collection du Vatican; cinq autres retournèrent seules dans la sacristie de l'église S. Pietro Maggiore, à Pérouse. On ignore ce que sont devenus les deux tableaux ronds représentant les prophètes ; mais la sacristie de l'église en conserve, comme souvenir, deux petites copies à l'aquarelle par Giacinto Riboni. Raphaël , comme nous le disons dans le Catalogue de son œuvre, avait dessiné dans son livre d'esquisses ces deux belles figures assises. Le Pérugin, ou un de ses élèves, fit plus tard une faible répétition du tableau principal de S. Pietro Maggiore, pour la cathédrale de Borgo di San Sepolcro. Ce tableau s'y trouve encore, dans le chœur.

Le superbe tableau d'autel que le Pérugin exécuta pour l'église S. Maria Nuova, à Fano, est de l'année 1497. La sainte Vierge, assise sur un trône dans un vestibule, tient l'enfant Jésus debout sur ses genoux. C'est une composition d'une grâce exquise, que le Pérugin peignit plusieurs fois , et très-faiblement en der-

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