‹ Raphael d'Urbin et son père, Giovanni Santi (volume 3)Chapitre 36 sur 81 · yUa di Pietro Peru^ncs p · texte numérisé non relu

yUa di Pietro Peru^ncs p

anssi par maître Hosso de Florence, lorsque, en 1527, il eut à peindre un tableau pour Castel Rigone et que le Rosso lui en ût le carton. Un autre de ses tableaux, daté 1532, A S. Giuliano devant Pérouse, est pris, pour les parties principales, d'une peinture d'Andréa del Sarto. Il représente la Vierge sur un trône, avec saint Jean-Baptiste et sainte Marguerite, assis aux deux oûtés, et deux anges dans le haut. Cette faible peinture porte Tinscription suivante : A. D. MDXXXH. DOMINICVS. PARIDIS. F. PICTOR. PERYSINYS. FACIEBAT.

Ces faits suffiront pour prouver que Domenico, qui était assez pauvre d'invention, se servit volontiers de Taide d'autrui et sut s'approprier de la sorte les qucdités de plusieurs peintres qui lui étaient étrangères. Or, comme il atteignit un âge très-avancé (il vivait encore en 1553), ses ouvrages oifrent les caractères les plus différents, selon les progrès de Tart, qui étaient rapides en ce temps-là. Il ne faut donc pas s'étonner si la plus grande confusion règne à Pérouse même , à l'égard des tableaux qu'on lui attribue et qui diffèrent tous de manière.

GiANKicoLA Manni , fils de Paolo de Castello délia Pteve. — Ce peintre est un des plus anciens élèves du Pérugin, puisque déjà en 1493 il reçut la commande dé peindre une Cène dans le réfectoire des Prieurs à la maison de ville, fresque dont il ne reste plus trace. Nous n'avons aucun renseignement sur une autre peinture, moins importante, qu'il exécuta dans le même édifice en l'année 1499^ et qui fut évaluée 18 florins par Fiorenzo Lorenzi et Bartolomeo Caporali.

On estimait beaucoup autrefois sa décoration de l'autel de tous les saints dans l'église S. Domenico à Pérouse. Quelques restes de ces peintures, qui se conservent encore dans la sacristie de l'église, sont d'un faire solide et portent tout à fait le caractère de l'école du Pérugin. Ce sont deux tableaux : l'un représentant la Vierge et saint Jean; l'autre, la Madeleine et saint Longinus, qui se trouvaient de chaque côté d'un Christ en croix. Le tableau principal, placé sur l'autel au-dessous de ce Christ, représentait différents saints ; il fut enlevé de l'autel en 1712, et disparut alors.

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482 ESSAI SUR LÇS PEINTRES DE L*0MBR1E.

En rev^cl^e^ un autre tableau de Gîannicola Manni, qpi'aa regarder comme de ses n^eilleqrs ouvrages, s'est conserrè les moines de S. Tomaso à Pérouse. Il représente saint qui met le doigt dans la plaie du Christ. A gauche, on volt, un paysage , saint Jean rÉyangéliste , saint Dominique et Thomas d'Aquin; à droite, l'apôtre saint Jacques, saint Anl abbé et saint Martin. Au-dessus du tableau principal, il y a encore un panneau carré représentant un Dieu le Père. Quoique les caractères des figures manquent de sentiment, c'est cependant un bon tableau, d'un beau dessin et d'une puissante couleiir, à la manière du Pérugin. Ce tableau, bien conservé, a seulement souffert dans la draperie du Christ, qui s'est écaillée en qi^elques endroits.

Une œuvre plus capitale de Giannicola, c'est la grande peinture à fresque, dont il reçut la commande, le 26 juin 1515, pour la chapelle de Saint-Jean-Baptiste dans la salle du Change (Cambio). Il paraît cependant qu'il exécuta ce travail bien lentement, puisqu'il dut s'engager, le 19 février 1518, à le terminer imqiédlatcment. Nonobstant ce nouveau contrj^t, il ne décora que la voî^tc de la chapelle, avec quelques petites figures et des arabesques dans le goût du Pérugin , et il laissa l'exécution des peintures à quelque élève inconnu de Raphaël. Ces fresques, qui représentent plusieurs sujets tirés de la vie de saint Jean-Baptiste, spnt de faibles imitations d'après Raphaël et Andréa de} Sairto.

Giannicola a fait beaucoup d'autres ouvrages qui ne nous soii^t point connus ; cependant Orsini cite encore deux autres fresques : l'une à S. Martino del Verzaro, l'autre à, Pacciano ; U reçut en 1540 26 fiorins \ qui lui restaient dus sur le pri^x de ces fresques. Nous remarquerons encore que ce peintre fut un des prieurs du magistrat en 1527> et qu'il mourut à Pérouse le 27 octobre 1544.

Berto di Giovantïi, de Pérouse. — Mariotti l'a trouvé inscrit, de 1497 à 1507, dans la matricule des peintres de la Porta Sole à Pérouse, où il est nommé Bertus Johannis Marci; ainsi, quand *

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