‹ Raphael d'Urbin et son père, Giovanni Santi (volume 3)Chapitre 38 sur 81 · ESSAI SUR · texte numérisé non relu

ESSAI SUR

d'un élève iiiconiia du I tirés de la vie de sainl J< autre main et se rapprc nière de Berto. Dans la de saint Jean, le pein^ de Raphaël, connu .sous On peut encore attri] autre composition de Ra gravure de Harc-Antoin lectioD de l'académie de

GUMBATTISTÂ CàFOB^L Caporali, peintre assez dans les environs de Péi peintres de la Porta Bo erronément Benedetto, i

élève du Pérugin; ce qui nm uuucue u cuusuiïer m^uimi uui, *u que tous ses ouvrages sont détruits. Cependant Mariotti et Orsini ' ne nous laissent pas croire qu'il ait réellement travaillé dans l'atelier duj'émgîn.

On lui attribue, nous ne savons sur quel fondement, le portrait du cardinal Pulvio délia Coi^na, entouré de plusieurs autres figures , peintes au-dessus de la porte de la sacristie de l'église Jesù à Péronse. Ou lui attribue aussi une miniature dans leinanuscritâes^nn(i/eji>ecemt)ira/ei(/e 1353. Quanta ses œuvres d'architecture , nous savons par Vasari qu'il a bâti le palais du cardinal Silvio Passerini, hors la ville.

Caporali a pubhé eo 1536 une traduction italienne de Vitruve, in-folio, avec le titre suivant : Con il suo comenlo e figure Vetruvio in volgar lingua raportato, per M. Giambatista Caporali di Perugia; sur ia deuxième page de cette édition on lit : Stompaio in Perugia nelia stamperia del Conte Jano Bigazzini , il di primo d'aprile tAtmo MDXXXVI. La feuille du titre est ornée d'un arc de triom-

. LtUrre plu. ptmg., p. «1.

. UHilni, p. 133 ; - «1 rHa Ji P. Penlginv, p. 111.

Le entouré de figures allégoriques, avec le portrait et les armes de

irali. Sur la seconde feuille, le comte Jano Bigazzini de Pérouse

représenté debout, couvert d'une armure et tenant une hache

Les. -r Les planches explicatives du texte sont empruntées,

ir la plus grande partie, à celles de Gesariano dans sa traduciîôifi du Vitruvc, publiée en 1521 à Milan ; entre autres la grande feuille représentant TAgc d'or et la construction des premières cabanes. Le jeune homme, aux bras et jambes étendus dans un cercle , sy trouve également ; mais le plan du dôme de Milan manque. A en juger d'après ces gravures, le talent artistique de Caporali parait avoir été très-secondaire. Une appréciation de sa traduction se trouve dans la Storia délia Letteratura italianaj deTiraboschi, t. VII, p. 522. — Caporali fit son testament au mois de mai 1553, et, selon Vasari, il mourut vers 1560.

TniERio d'Assise. — Dans des actes , il se trouve nommé Tiberiu8 Diatelevi de Assista; c'est pourquoi Mariotti suppose qu'il descend de la famille Ranieri d'Assise ; car, à cette époque , un Diatelevi Ranieri, qui pouvait être le père de Tiberio, vivait à Assise. Cet habUe élève du Pérugin avait étudié tous les procédés de la peinture de son maître, et il les imita, sans toutefois approfondir cotnme lui les vrais principes de l'art, et sans jamais atteindre au sentiment élevé qui caractérise le style de ses compositions. Les ouvrages de Tiberio, si agréablement qu'ils puissent surprendre d'abord les amis de l'école du Pérugin, ne produisent cependant, après un examen attentif, que la sensation désagréable d'une attente déçue.

Le plus ancien ouvrage de Tiberio qui nous soit connu est une peinture à fresque, dans l'église S. FrancQsco à Monte Falco, sur le mur du premier autel à droite. Elle représente la Vierge assise sur iin trône, ayant à ses côtés l'apôtre saint Pierre et un évêque-cardinal,avec cette inscription: TIBERIUS DE ASSISI.

11 peignit encore à Monte Falco et aux environs plusieurs autres fresques, dont nous ne ferons pas mention, parce que ce sont de trop faibles productions. Nous citeroas seulement encore

les fresques de la chapelle délie Rose dans Téglise S. Maria degli Angeli, près Assise. Ces fresques, qui représentent cinq épisodes de la vie de saint François, sont des années 1517 et 1518. Tiberio n'a peut-être rien fait de mieux que ces peintures. La dernière inscription qu'elles portent est ainsi conçue : HOC OPVS GRATIA DEI CONSVMATVM FYIT. A. D. 1518. TIBERIVS DE ASSISIO PINXIT.

Ce qui distingue surtout les ouvrages de son maître de ceux de Tiberio, lesquels sont d'ailleurs sans dessin et sans expression, c'est la forme singulièrement allongée des têtes qui paraissent beaucoup moins larges du front que des mâchoires*

Francesco Melanzio, de Monte Falco, — Quelques-uns de ses ouvrages, qu'on a conservés dans sa ville natale, trahissent tout d'abord l'école du Pérugin. Le plus ancien qui nous soit conan est peint à la détrempe dans l'église S. Fortunato ,. près Monte Falco. La Vierge, avec l'enfant Jésus, est assise sur un trône; à gauche sont trois saints de l'ordre des Franciscains , parmi les^ quels saint François, fondateur de l'ordre de S. Bemardino; i droite, auprès de deux autres saints non désignés, se trouve saint Fortunatus; un paysage au fond. Ce faible tableau porte llnscrip' tion : FRANCISCVS M. DE MUTEFALCO. PIOT. 1498.

Un tableau non moins faDjle , dans lequel Melanzio S'écarte déjà de la manière* du Pérugin, est dans l'église S. Leonardoâ Monte Falco même. H représente également la sainte Vierge assise sur un trône , avec l'enfant Jésus , mais entourée de dix saints et avec un chœur d'anges dans le haut. L'inscription est ainsi conçue : FRANCISCVS MEL. MONTFALCO PÎNXIT ANNO DOMINI MILLESIMO QVINGENTESIMO DEGIMO QVINTO DIE SEPTEMBRIS.

En dernier lieu , nous mentionnerons encore une peinture à fresque, dans un enfoncement en forme de niche, au premier autel de l'église des Franciscains à Monte Falco. Cette fresque représente la Naissance du Christ, semblable à celle que le Pérugin exécuta au Cambio de Pérouse, ou à eeBe qull fit à S. Francesco, près Pérouse. Dans le cintre du haut, on voit Dieu le Père

entouré d'anges. Nous n'avons pu y découvrir aucune inscription; mais Orsini ' cite Textrait suivant d'un vieux manuscrit : « Franciscus Melantius pictor egregius et excellens, qui înter alios illustres pictores adscribi meruit, et adscriptiis fuit alumnus Pétri Perusini celeberrimi Pictoris, a quo çlementà didicit. Obiit anno 1525 circiter : multum valuit, et discipulus Pétri dictus, reducendo varias opérais prœdicti sui prœceptoris ad siiam perfectiotiem, ut in Montefalco apparet in ecclesîâ S. Francisci sub invoeatione ss. nativîtatis Domini nostri Jesu Christi in muro prope januam dictse ecclesise magnà cum admiratiorie perspectâ. »

SmiBALiK) Ibi; dePérouse, — Ce peintre aussi est un des faibles disciples de la riche école du Pérugin. Il imita surtout le style langoureux de son maître , mais il tomba dans le doucereux et le nuageux, puis enfin dans le fade. Son dessin aussi est très-mou. Parmi ses plus anciennes peintures, on doit citer un assez faible tableail, daté 1509, qui est dans la collection de l'évêque Rangbiocci à S. Severino. Un autre tableau de la même époque représente là tête d'un jeune guerrier (saint George), d'une forme idéale, que possède l'intendant du monastère de S. Agostino à Pérouse. Nous ne rappelons ici cette peinture que parce .qu'on veut y reconnaître les traits de Raphaël; ce qui est erroné. Un des meilleurs ouvrages de Sinibaldo, Où l'on remarque déjà l'influence de Rfitphaêl, se trouve sur le premier autel à gauche de la cathédrale de Gubbio. La Vierge , assise sur uiï trône, a l'eafaât Jésus couché Sur ses genoux et joint les mains en l'adorant. A gauche, le saint évêque Ubaldo, et saint Sébastien à droite ; ce dernier est un jeune homme richement ^ôtu , tenant une flèche à la main. Sur le fond d'or du tableau volent deux anges en adoration dans le haut. On lit l'inscriptioti suivante sur ce tableau : HIÉRONIMVS. BENTIVOLVS. P. PAVL. ET MA- ÈALlNA SOHI SYE. — SINIBALI/VS PERVSINVS PINSIT HOC OPVS SEXTO KLENDAS OCTOBI.

Annibale Mariotti cite encore deux autres tableaux de Sini-

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