Voyez les notes de M. Fr. Longbena, toc. cil.^ p
6. Ces détails sont reproduits par Le Blayeur avec T anachronisme qui fait Titre Léon X et Charles 1*' en même temps«
erreurs que j'ai déjà relevées, et je ne serai pas assez léroéraire pour affirmer que telle particularité plutôt que telle autre est à Tabri de la critique.
« Les cartons de Hampton Court, dit M. Viardot^ ne sont point, comme « les cartons ordinaires, de simples dessins au crayon noir sur du papier « gris ou blanc. Pour servir de modèles à des tapisseries, et non pas seule lement de préparations à des tableaux, ils devaient être coloriés. Aussi « sont-ce de véritables peintures à la détrempe, lesquelles, placées dans « des boiseries qui couvrent les amrailles, font précisément l'effet de « peintures à fresque. Le nom de cartons n'en donne donc qu'une idée <f fort incomplète ; ce sont plutôt des tableaux. »
Pour avoir une idée exacte de l'œuvre grandiose exécutée à l'aiguille par nos tapissiers flamands, et qui présente l'ensemble de la plus vaste des entreprises dues au génie de Raphaël, selon l'expression de M. Quartremère de Quincy, il faut lire la description qu'en a donnée cet auteur dans son Histoire de la vie et des ouvrages de Raphaël *. J'ai indiqué plus haut les sujets des cartons que possède l'Angleterre. Les autres tapisse-^ ries représentent l'Adoration des mages, la Descente du Saint-Esprit, les Disciples d'Emmaiis, Jésus apparaissant à Madeleine et le Massacre des Innocents. Ces trois derniers sont de moitié moins larges que les neuf autres : le Massacre est composé de deux pièces.
Le savant critique français a distingué dans les cartons qui sont parvenus jusqu'à nous plusieurs manières, et il attribue les uns au peintre créateur lui-même, d'autres à Jules Romain et à Jean d'Udine. Personne n'a connu la part qu'a eue Thomas Vincidor à leur exécution ; mais ce fait ne peut plus être révoqué en doute aujourd'hui, malgré l'assertion de Vasari qui aflirme qu'ils furent tous faits par Raphaël [tutti da sua mano).
Noie addltioimelle de M. PassaTant.
Qu'il me soit permis d'ajouter à ces précieuses informations sur Tommaso Vincidore de Bologne quelques remarques relativement à la part qu'il a prise aux cartons de Raphaël. Les documents communiqués dans cet ouvrage à ce sujet prouvent que le payement de 434 ducats pour les cartons de ce dernier lui a été fait en 1515 et 1516; puis, que 29 ducats ont été