POÉSIES LATINES ET ITALIENNES EN L'HONNEUR DE RAPHAËL
Coelio Calcagnini de Ferrare, plein d'admiration pour l'enthousiasme de Raphaël à l'égard des monuments antiques de Rome, composa l'épigramme suivante, en l'honneur des travaux de ce grand peintre, qui se pi^posait de faire exécuter le plan et le dessin de tous ces monuments.
Ruphaelis Urbinatis industria.
Tôt proceres Romam, tam longua exstruxerat aetas,
Totque liostes, et tôt sœcula dirueranf, Nunc Romam in Roma quserit reperitque Raphaël.
Quserere, magni hominis : sed reperire, Dei est.
Le comte Baldassare Castiglione , le plus intime ami de Raphaël, a perpétué dans les vers suivants le souvenir de sa douleur à l'occasion de la mort de l'illustre peintre d'Urbin.
Quod lacerum corpus medica sanaverit arte
Hippolytum Stygiis et revocarit aquis, Ad Stygias ipse est raptus Epidaurius undas :
Sic precium vitœ mors fuit artifici.
Tu quoque dum toto laniatam corpore Romam
Componis miro, Raphaël, ingenio, Atque Urbis lacerum ferro, igni, annisque cadaver
Ad vitam, antiquum jam revocasque decus; Movisti superura invidiam, indignataque mors est,
Te dudum extinclis reddere posse animam;