I . « PafTum quemdcm pcditein in foro scncasi
!. Trois petites figures de saints, appartenant à tord Ward et exputées à Manchester sov^ ^
lerie du Vatican, et TAdoration des mages, peinture à la détrempe sur toile, au musée de Berlin, dont nous parlerons ailleurs plus en détail. Le Spagna fut heureusement influencé dans sa jeunesse par le voisinage de Raphaël; mais il tomba, vers la fin de sa vie, dans une banale imitation de ce grand maître et perdit presque entièrement le cachet individuel de son talent.
Il avait déjà fixé son séjour à Spoleto dans les premières années du seizième siècle, puisque nous trouvons un décret daté de Tannée 1516 qui le nomme citoyen de la ville, et que, dans ce décret, il est dit qu'il résidait à Spoleto depuis longtemps et qu'il s'y était marié. Du reste, nous n'avons pas d'autres renseignements sur sa vie, si ce n'est qu'il est qualifié « Magister Johaftnes Pétri » dans les registres de la ville et qu'il fut nommé a Capitano deW Arte de Pittori » à Spoleto en 1517.
Nous croyons pouvoir attribuer à Giovanni les armes peintes du pape Jules II dans la salle de la maison de ville à Spoleto. Elles sont entourées de trois figures allégoriques de la Justice , de la Charité et de la Grâce. Comme les armes des papes étaient ordinairement peintes à leur avènement au trône pontifical, il est probable que celles de Jules II furent exécutées eu 1503. Mais, quant aux figures qui les accompagnent, leur caractère indiquant plutôt une époque postérieure au développement de l'art, elles doivent avoir été faites quelques années après , lorsque le Spa- |çna fut chargé de la décoration de cette salle. Depuis, les murs ont été recouverts d'une couche de couleur uniforme ; on voit seulement encore deux petits génies au-dessus de la porte d'entrée (outre les armes peintes sur le mur principal).
Ce n'était pas pour la salle où elle se trouve aujourd'hui, mais iien pour le cliàtcau de Spoleto, que le Spagua peignit à fresque une Madone, que l'on enleva pour la sauver de la destruction, et qui fut transportée, en 1800, dans la maison de ville. Cette fresque représente la Vierge avec l'Enfant debout sur ses genoux, ayant
nom de Raphaël, sont aussi restituées au Spagna par M. Wiiagen (voir Triton d'art^ etc., par W. Burger, p. 63). ^ {Noie de fédiUur.)
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quatra Mints à tes côtés; i gauche, le Père de l'Éf^, saint Jérôme, et l'ermite Nicolas de Tolentino; à droite, le saint évèqae Brizio et sainte Catherine d'Alexandrie. Aa-dessns du tableau, il y a un cintre avec deux génies qui soutiennent des amoiries. Cette peinture a tant d'analogie avec celles du Pérugin, qtt'<m doit la placer entre les plus anciens ourrages du Spagna« Hosini, dans son ouvrage déjà cité plusieurs fois , en a donné une gravure pi. CIV.
En l'année 1507, le Spagna peignit un taUeau d'autel pour Monte Santo de Todi, moyennant le prix de âOO ducats d'or. Ce tableau représente la Nativité du Christ; il est composé dans la genre du Pérugin, avec le cortège des trois mages dans le lointain , et trois anges chantant le Gloria dans le ciel. Ce beau ta* bleau, qui se trouve à présent dans la collectton du Vatican, a été pris pour une œuvre de Raphaël ; il a même été lidiographié sous le nom de Raphaël par F. Hosemann A Beilin , et l'étude pour la téta de saint Joseph, traitée tout à fait dans la manière première de Raphaël, est conservée parmi les dessins dç ce maître au British Muséum A Londres.
Spagna exécuta un tableau semblable pour l'église S. Girolamo À Nami, ainsi que le fait est enregistré dans les archives pn^ bliques de la ville ' .
Une autre œuvre du Spagna a été assez généralement regardée comme une peinturé de la jeunesse de Raphaël, c'est la grande toile de l'Adoration des mages, exécutée à la détrempe, laquelle se trouvait primitivement dans l'église Saint- Pierre du monastère de Ferentillo. On a prétendu que la commande avait été faite A Raphaël par Ascajano Ascajani, qui fut abbé de ce couvent depuis 1478 jusqu'à 1503 ; mais des renseignements antérieurs désignent Giovanni lo Spagna comme l'auteur de cette peinture ; et nous ne pouvons que confirmer cette opinion, après un examen scrupu* leux du tableau même, qui, surtout dans l'arabesque en grisaille entourant le sujet principal , est traité d'une manière tout à fuit