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Le Christ et les Apôtres

Peintures murales, dans la Sala vecchia de’ Palafrenieri.

Nous avons déjà dit dans notre histoire de Raphaël qu'il ne restait plus rien. de la composition primitive de ces figures peintes à la terre verte; car, lors de la restauration que leur fit subir Taddeo Zucchero, elles ne furent pas seulement repeintes, mais encore elles le furent tout à fait dans le goût de ce dernier. Les animaux qui avaient été exécutés par Giovanni da Udine dans la frise ont aussi complétement disparu; néanmoins, audessus de la porte d’entrée, on voit encore un Saint Jean-Baptiste enfant, peint en grisaille, aux côtés duquel sont perchés deux perroquets qui pourraient bien être un reste de la peinture de l'élève de Raphaël. Voy. dans Vasari la Vie de Giovanni da Udine, ainsi que la Descrizione del palazzo Vaticano, de Taja (p. 118), et les Dialoghi sopra le Belle Arti, de Bottari (p. 309).

Il en est de même des figures d’Apôtres peintes à fresque sur les piliers de l’église SS. Vincenzo et Anastasio alle tre Fontane, près de la basilique de Saint-Paul hors des murs. Ces figures sont tellement gâtées par des

EXÉCUTÉES A ROME SOUS LÉON x. 165

barbouilleurs, que l’on peut à peine reconnaître qu'elles ont dù être faites d’après les gravures de Marc-Antoine; car il ne paraît pas supposable, malgré une opinion très-accréditée, que Raphaël ou un de ses élèves ait exécuté ces peintures. En tous cas, le Baptême du Cbrist et le Christ apparaissant à sainte Madeleine, sujets représentés sur les deux derniers piliers, sont d’une époque évidemment postérieure, et en tout point médiocres. Quant à l’Apôtre saint Paul, il est pris de la composition de Raphaël dite des Cinq Saints, gravée par Marc-Antoine. Au sujet de la suite des treize gravures de Marc-Antoine, représentant le Christ et les douze apôtres, le Mercure allemand de 1791 contient des réflexions qui méritent d’être citées à cause du nom de leur auteur illustre, Goethe : « Raphaël concut l’idée de représenter dignement le divin Maître avec ses douze premiers disciples, qui, exclusivement attachés à sa personne et à sa parole , couronnèrent, la plupart, leur apostolat par le martyre. Cette idée, il l’a mise à exécution avec une telle simplicité, une telle variété, avec tant d'âme, avec tant de sentiment de l’art, que nous pouvons considérer les estampes qui nous ont conservé ses compositions comme un des plus beaux monuments de son heureux passage sur la terre. Raphaël a mis en œuvre, de la manière la plus délicate, ce que les Évangiles et la tradition nous ont appris des apôtres, de leur caractère, de leur état, de leurs habitudes, de leur existence et de leur mort, et il a créé ainsi une suite de figures admirables qui, sans se ressembler, ont cependant entre elles une étroite liaison. »

Dessins.

Selon le Catalogue de la collection du cardinal Maria Grimani, qui le rédigea lui-même à Venise en 1526, il aurait possédé les dessins du Christ et des douze apôtres par Raphaël. Ces dessins étaient apparemment à la sanguine, car la plupart des copies que nous avons vues d’après cette suite originale sont exécutées de la sorte, entre autres celles qu’on conserve à Chatsworth et à Florence,

GRAVURES : Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 64-76.— Copies sans numéros. B., p. 79. — Copie du Christ; côté opposé. B. n° 77.— Copie du Saint Pierre. B., n° 78. Par Marco da Ravenna. Du côté opposé. Bartsch, t. XIV, n°° 79-91, — Lucas Ciamberlano, apud Petrum Stephanonium, 1614, 14 feuill., pet. in-fol.— Gravures sur bois en clair-obseur, par un ancien italien. — Les mêmes, imprimés en noir,

avec les noms des apôtres. Feuille du Christ: Haut., 11” 3”; larg., 7” 6”. Feuilles”

des apôtres : Haut., 10” 9°”; larg., 6” 3°”. — Ph. Thomassin, presso Jacomo Rossi, 1616. Raphael Urbinas inventas, quas ob longiludinem tlemporis salis consumptas.

14 fêuilles pet. in-fol. — 14 feuilles in-24. Visher exc. Les mêmes, avec F. de Witte exc. — 13 feuilles de Secundus Bianchi; les figures sont posées sur des

piédestaux , in-fol.— J. P. Langer, 1801, à l'eau-forte, d’après Marc-Antoine, in-8. — Ferd. Ruschweyb, d’après Marc-Antoine, pet. in-fol.— Pflugfelder se., 13 feuill. in-4. — Marchand, à Paris, au trait. — Landon, n° 286-289.

Cette galerie supérieure, ouverte d’un côté, espèce de corridor conduisant de l’escalier du second étage à la salle de Constantin et aux Stanze, se compose de treize compartiments ou loges (loygie) à petites coupoles; celui du milieu contient, à sa clef de voûte, les armes de Léon X; les autres une Victoire ou un Génie tenant un joug sur les épaules. Ce joug, qui est l'emblème que Léon X adopta en 1512, lorsqu’il fut réintégré dans le gouvernement de Florence, fait allusion à ces paroles du Christ : « Mon joug est doux et mon fardeau est léger.» Les quatre côtés de chaque coupole sont peints à fresque et présentent quatre tableaux carrés. Quarante-huit de ces tableaux sont des sujets tirés du Vieux Testament; les quatre derniers sont empruntés au Nouveau. On les nomme habituellement la Bible de Raphaël. De riches ornements en couleurs et en stuc encadrent les tableaux ainsi que les pilastres sur toutes leurs faces; Fentourage des fenêtres, qui donnent sur le corridor, est orné de fleurs et de guirlandes de fruits également en fresque ; au-dessous de ces fenêtres, il y a encore d’autres sujets de la Bible, imitant des bas-reliefs de bronze doré et se rapportant aux sujets peints dans les coupoles. Tous ces tableaux et tous ces ornements, dont ces derniers sont en partie dans le goût grotesque antique, ont été peints sous la direction de Raphaël qui en fit les esquisses lui-même. C’est là un fait non-seulement attesté par’ Vasari, mais encore il se trouve prouvé par beaucoup de dessins du maître, encore existants, qui se rapportent aux tableaux et aux ornements des Loges. Ces ornements occupent même une place tout à fait supérieure dans l’œuvre de Raphaël, par la grâce et la richesse de fantaisie qui les caractérisent, et les élèves les plus distingués de Raphaël n’ont jamais été capables de l’égaler en ce genre de composition : ce qui est assez visible quand on compare ces esquisses avec les ornements de la salle Borgia et du vestibule de la villa Madama, que Jules Romain, Perino del Vaga et Giovanni da Udine ont décorés de leur mieux en s’efforçant d’imiter leur maître.

On a souvent prétendu que Raphaël avait copié les ornements des Loges du Vatican d’après des modèles antiques; mais on ne saurait adopter en partie cette opinion qu'avec une extrême réserve, car, lors même qu’il aurait emprunté à des monuments de l’ancienne Rome le caractère général de l’ornementation et quelquefois des parties de détails, et notamment certains ouvrages de stue, il faut cependant convenir que la plupart des autres ornements, dont il a fait usage avec tant de caprice et d’abondance, sont très-différents du type antique, avec lequel il a pu se.rencontrer quelquefois par hasard, le goût du beau étant le principal guide de son imagination inépuisable.

Quant à l'accusation qui reproche à Raphaël d’avoir été le plagiaire et le destructeur des peintures antiques, elle ne mérite pas qu’on la réfute, car elle ne repose que sur un passage mal compris du livre de Serlio. Platner en a déjà fait justice dans sa Description de la ville de Rome (t. IE, p. 303-3051), et cet écrivain a prouvé, en même temps, que les grotesques insignifiants décrits par Vitruve n’ont pas le moindre rapport avec ceux de Raphaël, qui employait ces ornements toujours pour accompaner des sujets principaux avec lesquels ils ont presque constamment uné espèce de corrélation, ainsi que nous nous sommes efforcé de le démontrer dans notre histoire du peintre d’Urbin. ‘

Pour les tableaux des Loges, Raphaël ne fit que de petites esquisses légèrement lavées à la sépia, et il abandonna l'exécution des peintures à ses élèves sous la direction de Jules Romain. Ce fut ce dernier qui dessina tous les cartons pour les tableaux, et il peignit également la première coupole pour servir de modèle aux autres. On reconnaît encore aujourd’hui dans les quatre premiers tableaux sa manière de faire, mais nous n’avons que des renseignements contradictoires sur les artistes qui ont peint les autres tableaux. Vasari nomme Francesco Penni, Pellegrino da Modena, Bartolomeo da Bagnacavallo, Vincenzo da San Geminiano, Polidoro da Caravaggio et Perino del Vaga, auxquels Titti, dans sa Pitture, etc., di Roma (1674, p. 427), ajoute encore Gaudenzio Ferrari, — et Taja, dans sa Descrizione, etc. (1750), Rafaello del Colle ; mais nous sommes jusqu’à présent sans aucun document historique qui nous éclaire sur Ja part qui revient à chacun de ces artistes dans la décoration des Loges, et, comme Vasari lui-même paraît fort embarrassé pour se prononcer dans la question, comme, d’ailleurs, il s’est maintes fois trompé, il nous est impossible de tirer à clair cette question enveloppée de ténèbres. L’incertitude, à cet égard, est même d'autant plus grande que, malgré l'inégalité de ces peintures entre elles, le génie de Raphaël brille partout dans les parties principales, et ses élèves, à l’exception de Jules Romain, n’ont imprimé nulle part le cachet de leur individualité, soit dans la conception, soit dans l’exécution. La plupart de ces scènes bibliques sont vraiment admirables, car elies représentent les événements, en traits larges et simples à la fois, d’une manière idéale. On est ravi de l’ampleur des figures et des groupes, de la belle disposition des draperies et de l'aspect charmant des étoffes, lesquelles semblent lutter de richesse avec les ornements dont elles sont entourées et produisent l’eflet le plus harmonieux et le plus magique. Et si l’exécution partielle de ces tableaux n’est pas toujours à la même hauteur de

1. Comparez : Le antiche camere delle Terme di Tilo e le loro pilture restiluile al pubblico, del., inc. e dip., descritte da Gius. Carletti, Roma, 1776, in-fol. Il faut remarquer que le dessin des figures dans cet ouvrage est plus soigné que dans les peintures originales, qui sont traitées décoralivement.

perfection, ils forment cependant un ensemble admirable qui témoigne avec éclat de l'élévation de l’art et de la délicatesse du goût à l'époque de Léon X.

Raphaël confia l’exécution des ornements en couleurs et en stuc à Gio: vanni da Udine qui avait un talent particulier et une expérience consommée pour ce genre de travail. Giovanni n’était pas seulement fort amoureux de la fantaisie qui préside à la composition et à la peinture des grotesques, mais il avait encore réussi, après un grand nombre d’essais, à composer, avec un mélange de marbre et de chaux pilés , un nouveau stuc qui égalait en finesse, en dureté et en blancheur, les plus beaux spécimens du stucage de FAntiquité. On peut supposer que Raphaël lui laissa souvent le soin de traduire et de compléter les esquisses qu’il avait préparées luimême pour la décoration générale des Loges : car, dans les ornements peints qui devaient décorer les pilastres, Giovanni da Udine se servit souvent des études approfondies qu’il avait faites d’après nature dans les deux règnes animal et végétal.

A cet artiste fut adjoint Perino del Vaga, auquel Vasari attribue spécialement les douze tableaux des socles en couleur de bronze. Malheureusement ces peintures, ainsi que toutes celles des plinthes de la galerie, ont beaucoup souflert par suite du vandalisme des visiteurs qui y gravaient leurs noms, et même, sans le secours des anciennes gravures de Pietro Santi Bartoli, il serait aujourd’hui impossible de juger ce qu’elles ont pu être.

Avant de passer à la description particulière des tableaux , nous donnerons ici la nomenclature des recueils de gravures dans lesquelles on a reproduit toutes les peintures des Loges du Vatican. Quant aux gravures séparées, elles seront mentionnées à la suite de chaque sujet qu’elles représentent. \

a.) Historia del Testamento vecchio, dipinta in Roma nel Vaticano da Rafaelle di Urbino, et intagliata in rame, da S. Badalocchio (Sisto Rosa) et Gio. Lanfranchi Parmigiani. Al Sig. Annibale Caracci (Roma, appresso a Gi0. Orlandi, 1607). Cinquante et une feuilles et un titre ; gravures spirituellement exécutées à l’eau-forte. Les quatre dernières feuilles appartiennent à l’histoire du Nouveau Testament. H. 4” 11°”; 1. 6” 7”, Bartsch, t. XVIII, p. 345 et 354. — La seconde édition renferme, après le titre, 3 feuilles de texte avec une dédicace détaillée, datée du 4e" janvier 1607. Trois planches portent la date d’août 4605 ; quatre : £xcudit Michael Colyn. Amstlelodami, 4° 1614; cinq : Excudit C. J. Visscher, anno 1638. Cette édition a trois feuilles de plus que la première, pour les six jours de la création, avec des passages extraits de la Bible; Dieu le Père est toujours représenté par une auréole triangulaire avec le nom de Jéhovah en lettres hébraïques.

Une médiocre copie de ce recueil, gravée du côté opposé, se vendait, en 4661, à la calcographie de la Chambre apostolique.

b.) Historia, etc., comme ci-dessus jusqu’au mot Urbino : Al. Me Il Sig. D. Giuseppe Bernagli Giov. Orlandi DDD. Au bas : Baldass. Aloisi Bon. fe. — Si stampa in Roma, appresso Giov. Orlandi, 1613. Titre et cinquante feuilles avec le texte de la Bible (h. 5” 5”; 1. 6” 8”). Du côté opposé. Le premier et le second sujet sont transposés comme dans les secondes épreuves du recueil décrit plus haut.

c.) Les cinquante-deux sujets, gravés à l’eau-forte, par Orazio Borgiani, de différentes grandeurs, en in-4 et in-18, en largeur, signés H. B. 1645. Les quatre premières et les quatre dernières planches sont sexangulaires. Le graveur a ajouté un petit chien dans le tableau de la Cène. — 2es épreuves : Gio. Jacomo Rossi formis, Romae, alla Pace, etc. Bartsch, CIAVIR p.316. N°° 1-52. |

d.) La sacra Genesi figurata da Rafaele d'Urbino, intagliata da Francesco Villamena, dedicata all, etc., card. Aldobrandino. — Roma, appresso gli heredi del d° Villamena , 1626. Dans la dédicace, la veuve Cattarina Villamena dit que son mari a dessiné complétement les cinquante-deux tableaux des Loges, mais que la mort en a interrompu la gravure. Vingt feuilles avec un titre. Les quatre premiers sujets et les quatre derniers tirés du Nouveau Testament sont sexangulaires, in-4. Les trois derniers, in-8, ont été exécutés d’après les tableaux des socles. Villamena voulait publier 64 feuilles. — 2 épreuves : /n Roma, appresso Gio. Batt. di Rossi Milanese, 1626. — 3e épreuves : /n Roma, presso Carlo Losi, 1773.

e.) Nic. Chaperon. 54 feuilles bien gravées à l’eau-forte. Frontispice offrant le buste de Raphaël barbu, avec ce titre : Ille hic est Raphael, etc. Luletia Parisiorum apud P. Mariette. La seconde feuille représente le Prophète Isaïe de Raphaël, à S. Agostino. Sur la feuille de papier qu’il tient, on lit : Sacra historiæ Acta a. Raphaele Urbin. in Vaticanis Xistis ad picturæ miraculum expressa Nicolaus Chapron Gallus a se delineata et incisa DDD. 1649. La dédicace sur la même feuille est adressée à Aegidius Renard. H. 10”; 1. 8” 2”. Les 52 feuilles sont la plupart sexangulaires, quelques-unes carrées. Du côté opposé, Premières épreuves sans l’adresse de Mariette. Le marchand d’estampes Desnos possédait en 1782 les cuivres, moins celui d'Isaïe, et il vendait les épreuves au prix de 20 livres.

[.) Copies un peu plus petites. 50 feuilles. H. 4° 8”. Gravé à Paris par A. Aveline, se vend chez lui. Avec un titre français et le texte en latin. On y à encore ajouté trois feuilles : la Mort d’Abel, le Sacrifice d'Abraham et Samson sous les ruines, mais ces compositions ne sont pas de Raphaël.

g.) À l’eau-forte, par Pietro Aquila et Cesare Fantetti. 55 feuilles. H, 11 8°”; 1. 15° 41°”. La première feuille, avec le portrait de la reine Christine de Suède et une dédicace de Gio. Giacomo Rossi. La seconde

feuille avec le portrait de Raphaël et un entourage de Carlo Maratti, 1674. Les 2 feuilles, n° 1-36 et 43-47, par Fantetti; les autres, par Aquila. La dernière feuille, avec le Prophète Isaïe, par C. Fantetti, 1675.

h.) La collezione intera dei 52 quadri, etc., disegnate da Pietro Bartolozzi ed intagliate da Secondo Bianchi. Les 13 premières planches ont été gravées par Gio. Volpato. In-fol. en largeur.

i.) Picturæ peristyli Vaticani, etc. Avec une dédicace à Pie VI, par Montagnani. Sur le bord : Venit Romae, apud Petrum et Paulum Montagnani, 1790. 53 feuilles. H. 8” 8”; 1. 40” avec une bordure. Dessiné par Luigi Cunego, Giov. Petrini, Girol. Carattoni, G. Morghen, Mochetti, Pozzi, Cecchini, Bossi et autres maîtres. Secondes épreuves de 1798.

k.) Faible gravure française par un anonyme dans la : Bibliorum sacrorum latinæ versiones antiqueæ, etc. (Remis, 1743. 3 vol.).

L.) Les Loges du Vatican, peintes par Raphaël, contenant 52 sujets avec le texte explicatif de la Bible. In-4. Chez David, graveur, et chez Treuttel et Würtz (Journal génér. de la littér. de France, 1808, p. 60.).

m.) Collection de 52 fresques du Vatican, connues sous le nom de Loges de Raphaël. Ouvrage dédié à M. le duc de Bordeaux, sous la direction de Castel de Courval; 52 pl. lithog. et texte explicatif. Paris. 4825, in-fol. en largeur.

n.) Jos. Charles de Meulemestre , les Loges de Raphaël, en 52 feuilles. A Paris, 1828, chez Gide et J. Baudry, et à Bruxelles, chez A. Lacrosse. Cet ouvrage a paru par livraisons contenant chacune 4 planches avec texte, Le graveur avait dessiné lui-même les tableaux pendant un séjour de douze ans à Rome. Cette publication fut très-protégée par le roi des Pays-Bas, mais l'artiste étant mort en 1896, il n’a publié de ce recueil que les huit premières livraisons, dont deux avec des épreuves coloriées. L'ouvrage a été terminé sous la direction de M. L. Calamatta et accompagné d’un texte par le baron de Reiïffenberg. Paris, 1845, gr. in-fol.

0.) 32 feuilles, gravées par Carlo Lasinio d’après les dessins de Luca Comparini.

p.) Les cinquante-deux sujets gravés par Alex. Mochetti et Jacobus Bossi. Chez Agapio Franzetti, à Rome.

q.) Loggie di Rafaele nel Vaticano, gravé par Job. Volpato et Joh. Ottaviani, d’après les dessins de C. Savorelli et P. Camporesi. Roma, presso Marco Pagliarini, 4782. 43 feuilles gr. in-fol. L'ouvrage a été publié entrois livraisons. Première livraison : 14 feuilles représentant l’ornementation des pilastres, à raison de deux planches pour chaque pilastre, une feuille avec la coupe, sur toute la longueur des Loges, gravée par Joh. Ottaviani ; 2 feuilles des portes des Loges et de leur vue perspective, gravées par J. Volpato. En tout 18 feuilles. — % livraison, avec le titre : Seconda parte delle Loggie di Rafuele nel Vaticano, che contiene XIII volte ed à loro

LES LOGES DU VATICAN. 171 rispettivi quadri, publicata in Roma l'anno 1776, gravée par Joh. Ottaviani. — 3° livraison, avec ce titre : Terza ed ultima parte delle Loggie di Rafaele nel Vaticano, che contiene il compimento degli ornati e dei bassi-rilievi antichi esistenti nelle Loggie medesime. Publicata presso Marco Pagliarini a Roma, l'anno 1777. 12 feuilles ; 2 arabesques sont gravées par Joh. Volpato; toujours 2 feuilles par pilastre, mais 5 ont été gravées d’après les ornements des bordures des tapisseries, dans les années 1774 à 1776; ce sont : les Parques, les Vertus théologales, les Saisons, les Globes célestes et terrestres et les Heures du jour.

r.) 25 feuilles d’après les voûtes ont été publiées à Paris, en 1806, à l’aquatinte pour être coloriées. Dans le bas, on a indiqué les mesures de Paris, de Londres et de Rome. Il y a 15 feuilles avec des épisodes bibliques, et 10 avec les ornements qui sont au-dessus des fenêtres. Grand in-fol. en largeur.

s.) Scripture Prints, edited bg James R. Hope. Old Testament series, etc. Raph. Sanctio p. N. Consoni del. Lud. Gruner direæit. Les tableaux du Vieux Testament sont ici lithographiés à la manière de la gravure sur bois. London, Houlston and Stoneman , etc., gr. in-lol. en larg. Il paraît toujours 6 planches par livraison.

t.) Les Tableaux de Raphaël pour l'histoire de la Bible du Vieux Testament, avec une courte explication des sujets. Gravures sur acier, in-fol. en larg. Prague, 1841. Il paraît toujours 4 planches par livraison.

u.) Galleria biblica di Raffaelle Sanzio esistente nelle Loggie del Vatican0. 44 superbe incisiont in rame (au trait, avec de légères indications d’ombres, grav. par L. Penna). Torino, 4859, in-fol.

v.) 14 feuilles avec les ornements des pilastres, à raison de 2 feuilles par pilastre, les portes et la vue perspective des Loges. Gravées par D. S. M., d’après les dessins de Choffard. Gr. in-fol.

w.) Loggie del Vaticano. 13 feuilles des ornements des pilastres et une feuille frontispice représentant la vue perspective des Loges, gravée par F. Rainaldi. Antoni exc. Toujours 2 pilastres sur chaque feuille, gravée par Carlo Lasinio. Gr. in-fol.

æ.) Les mêmes, 26 dessins représentant l’ornementation des pilastres sur 43 feuilles in-fol., dessinées par Carlo Lasinio, avec la vue intérieure des Loges, gravées par Gio. Balzer. Firenze, presso Nic. Pagni.

y.) Huit feuilles, avec 14 pilastres, la vue des Loges et une porte, grav. par Chereau, 1787.

z.) Miscellaneæ Picturæ vulgo Grotesques in S. palatiis Vaticanis a Raphaele Urbinate elaboratæ, etc. Paris, chez Mariette. Ce sont 37 grandes feuilles, la plupart; quelques-unes, plus petites, avec les ornements des pilastres, gravées par F." de la Guertière. Dédicace à Everhard Jabach.

aa.) Parerga atque ornamenta ex Raphaelis Sanctij prototypis , a Joanne. Nannio Utinensi in Valicani palatii Xistis. 43 feuilles in-4 et in-8 en larg., avec des gravures d’après les ornements en couleurs ou en stuc exécutés par Giovanni da Udine. A l’eau-forte, par Pietro Santo Bartoli, avec une dédicace au prince Camille Borghèse.

bb.) Les mêmes ornements publiés par d’autres artistes, 52 feuilles sous le titre : Picturæ peristylii Vaticani manu Raphaelis Sanctii, aeri incisæ, Romæ, 1790.

cc.) Le même ouvrage, gravé par d’autres artistes, a paru à Florence en 1801, in-fol.

dd.) Dans Vie et œuvres de Raphaël, de Landon, les ornements ci-dessus sont reproduits au trait sous les n°s 202 à 212 et 267 à 285.

ee.) Onze feuilles in-8 ; dessins d’après des ornements de stuc, avec des groupes ou des figures isolées, de Gio. da Udine, dans des champs ovales et ronds, gravées par A. Suntach, à Vienne, avec ce titre: D'après les tableaux de monsieur Raphaël d'Urbin dans les Loges du Vatican.

{f.) Quatorze ornementations des pilastres, sur deux feuilles in-fol., gravées par Giacinto Maina (Venezia, 1806), d’après de prétendues esquisses originales de Raphaël, que possédait Nicola Antonioli à Venise. Elles se rapportent aux peintures des Loges.

g9.) Douze sujets imitant le bas-relief, tirés de l’Ancien et du Nouveau Testament, qui se trouvent sur le socle, au-dessous des fenêtres des Loges. A l’eau-forte par Petrus Bartolus. H. 3”; 1. 9”. Avec des inscriptions latines. Pour plus de détails, voyez ci-après à la description de chaque sujet.

hh.) Nicolas Poussin, d’après le désir de Louis XIII, avait dessiné les portes et autres détails des Loges, qui servirent plus tard à la décoration du Louvre. J. Mariette possédait deux volumes de ces dessins. Le cardinal Valenti, à Rome, fit dessiner les portes des Loges par Francesco la Vega, pour les faire graver, mais ce projet est resté à la première planche qui fut gravée par Maurice Roger, en 1747.

ii.) 1 Pilastri delle Logge, e le otto pitture delle Stanze nel Vaticano dip. da Raffaele Sanzio d'Urbino rappresentati in n. 2. Hyacintus Maina Venet. inc. presso Pier Luigi Scheri in Roma. 2 feuilles, avec quatorze ornementations de pilastres et huit sujets des Stanzes. Au trait. In-fol.

kk.) Les Ornements du Vatican, peints à fresque par Raphaël sur les piliers qui ornent une galerie de ce palais. Publ. par Engelmann, etc. Mulhouse, 1828. Au trait, in-fol. Seconde édition, 1845.

ll.) Landon, Vie et œuvres de Raphaël (Paris, 1803). Les 52 plafonds gravés au trait, sous les n°s 10-61, et les ornements, d’après Giov. da Udine, sous les n°s 202-212, 267-285. ‘

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