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La Guérison du paralytique

Sous le péristyle du temple de Jérusalem, saint Pierre et saint Jean, entourés du peuple, s'approchent du paralytique. Saint Pierre prend Ja main de ce malheureux et lui dit: Lève-toi et marche! A gauche, un autre estropié se traine vers les apôtres. Parmi la foule, on remarque une femme avec son nourrisson. À droite, on voit aussi deux autres femmes avec de jeunes enfants nus, l’un desquels porte deux colombes attachées au bout d’un petit bâton. Les colonnes torses et richement ornementées du péristyle semblent avoir été faites d’après celles qui sont

1. Souvent on cite une gravure de l’école de Marc-Antoine comme étant une première esquisse de Raphaël pour la Lapidation de saint Étienne. Bartsch, t. XV, p. 23, n° 3. Landon,

n° 416. Mais cette gravure n’a aucun rapport avec la composition de Raphaël, Zani croit qu’elle est de Martino Rota, M. A, Marelli en a fait une copie,

encore dans la basilique de Saint-Pierre, et qui passent, depuis les temps les plus reculés, pour avoir appartenu au temple de Jérusalem.

Anciennes gravures d'après des dessins.

Joh. Bapt. Franco. Bartsch, t. XVI, p. 124, n° 15. — Copie, par Dom. Zenoi ou Zenoni Veneto, orfévre et graveur, vers 1574. Dans les premières épreuves, on lit sur une colonne : Raphael inventor, el, sous la main droite du paralytique, en toutes petites lettres : v. r. Les secondes épreuves portent l'adresse de Jacobus Laurus exc. H. 9” 8”; 1. 14°” 7°”. — En clair-obscur, trois planches, par Parmegianino. Bartsch, t. XII, p. 79, n° 27. Épreuve sur satin, chez le prince Paar, à Vienne, et une autre chez D. Ciccio de Lucca, à Naples, avec ce monogramme à côté du jeune garçon : IR, 1552. — Les planches du clair-obscur furent employées plus tard par un anonyme, qui, au lieu de les imprimer à plusieurs teintes, en tira seulement une gravure sur bois. Selon Zani, une copie aurait été faite par Antonio da Trento, d'après le clair-obscur de Parmegianino. — Jac. Bos F., signé sur une colonne, et à gauche : Rafael inventor. | Tauriscus, p-4217c;1)

Gravures d'après le carton.

Nic. Dorigny. — B. Lépicié, 1721. — Sim. Gribelin. — James Fittler, — John Simon, à la manière noire. — De même, par E. Kirkal. — De même, chez Bowles. — Th. Halloway, du côté opposé. — Lithogr., chez C. Velten, à Carlsruhe.

Gravures à après les tapisseries.

Louis Sommerau, 1780, in-folio en largeur. — Carlo Dellarocca, Milano, 1825. Grande planche. — Au trait, avec de légères ombres, par Dellarocca, 1827, chez P. Marchetti, à Rome. — Landon, n°6.

Tableaux du socle.

A droite, le cardinal Giovanni de’ Medici, à la bataille de Ravenne, se rend prisonnier au capitaine Federico Gonzaga da Bozzolo, qui servait dans l’armée française. A gauche, il s'échappe de sa prison, en 1512. La figure de femme couchée semble indiquer une naïade, et les satyres, dans les roseaux et dans la petite maison, le premier tenant un flambeau, font évidemment allusion au danger auquel fut exposé le cardinal, lorsqu’un certain Usimbardo le tint enfermé dans un colombier, pour le livrer à l'ennemi. Ces deux sujets sont séparés par une arabesque formée de deux lions et de branches de lauriers, avec le nom de LEO. X. PONT. MAX.

Gravé par Pietro Santi Bartoli, n° 6 et 7.— Landon, n° 258 et 259.

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