‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 166 sur 407 · Saint Paul et saint Barnabé à Lystra · texte numérisé non relu

Saint Paul et saint Barnabé à Lystra

Saint Paul et saint Barnabé, debout sous un portique, voient avec douleur que la population de Lystra veut leur offrir des sacrifices. Le premier déchire ses vêtements, en adressant la parole à un homme qui lui présente un bélier. Du côté gauche, on voit le peuple qui amène des taureaux, et le sacrilicateur qui s’apprête à en abattre un, lorsqu'un jeune homme lui retient le bras. Sur le devant, le paralytique qui a recouvré l'usage de ses jambes joint les mains en signe de reconnaissance, tandis qu’un vieillard regarde avec surprise la guérison du pauvre infirme, qui a jeté ses béquilles à terre. Au fond, un forum avec des temples; vers le côté droit, on aperçoit au loin une statue de Mercure’, que les habitants de Lystra voulaient adorer dans la personne de saint Paul.

Gravures d'après le carton.

N. Dorigny. — B. Lépicié, 1721. — Sim. Gribelin. — James Fittler. — Th. Halloway. — À la manière noire, par John Simon. — E. Kirkal. — Anonyme, chez Bowles. — Lithogr. chez CG. Velten, à Carlsruhe.

Gravures d'après la tapisserie.

G. Audran, d’après un dessin de Charles Jervas. H. 21” 8°’; 1. 25” 9”, J. Langlois, grand in-fol. en largeur. — Par un anonyme, avec l'adresse : Rue Saint- Jacques, etc., in-fol. en largeur. — Sommerau, 1780, eau-forte. In-folio en larg. — Landon, n° 8.

Dans le cabinet de Praun, à Nuremberg, il y avait le dessin de la moitié de cette composition, avec le sacrifice, à la sépia, et rehaussé de blanc. Selon la gravure de J. Th. Prestel, ce dessin était du côté opposé, c’est-à-dire que le paralytique s’y trouvait placé à droite.

C. Metz a publié aussi un fac-simile de ce dessin; mais on peut juger à première vue que ce n’est pas une œuvre de Raphaël.

La figure de saint Paul, dessinée à la pointe d’argent et rehaussée de blanc, est dans la collection du duc de Devonshire, à Chatsworth. Richardson cite un autre dessin qui était dans le cabinet Crozat,.

Tableaux du socle.

Saint Jean quittant la ville d’Antioche. Il embrasse un frère, deux autres l’accompagnent de leurs bénédictions. A gauche, six chrétiens sont auprès de saint Paul (Actes des Apôtres, ch. 13). L'autre tableau nous montre Saint Paul enseignant dans une synagogue (chap. 13, 14). Le saint est debout à gauche, expliquant l’Écriture. Au milieu de ces deux épisodes, il y à une arabesque avec deux lions, par allusion au nom de Léon X, avec une bague et trois plumes, qui forment la devise de la famille de Médicis. La bague, ornée de trois diamants, est de l'invention de Côme (Pater patriæ). Son neveu, Laurent le Magnifique, y ajouta les trois plumes, qui portent quelquefois les couleurs des trois vertus théologales (blanc, vert et rouge). Les diamants témoignent de la fermeté du caractère des Médicis, et le mot semper exprime sans doute leur persévérance dans l’amour de Dieu.

Gravé par Pietro Santi Bartoli, dans la série des 14 planches qui furent dédiées par G. G. de Rossi à Nic. Simonelli. Côté opposé. — Landon, n° 246 et 251.

Décoration du pilastre.

Les arabesques en couleur, qui sont tissées d’un côté à la grande tapisserie, offrent, dans le haut, les armes des Médicis, et, dans le bas, un ornement grotesque avec plusieurs petites figures.

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