La Naissance de Vénus
A fresque. Haut. 24”, larg. 15”.
Aphrodite Anadyomène naît de l’écume de la mer. Vue presque de dos, elle pose son pied gauche dans une conque ét regarde au loin l'élément immense, en tenant de la main gauche ses longs cheveux. Dans les nuages du haut, on voit le Temps enlevant les parties viriles d'Uranus avec une faucille, afin qu’il n'ait plus de rejetons et que la Terre ne soit plus menacée de tomber au pouvoir des Titans. Raphaël a voulu donner à sa Vénus naissante tout le charme d’une beauté naïve et virginale, ce que caractérise parfaitement la pose et l'expression de cette figure.
GRaAvuURES : Marco da Ravenna. Bartech, t. XIV, n° 323. — Piroli, au trait. Petit in-fol., — Mich. Ang. Maestri, in-fol., en couleurs.— L'inspecteur Frenzel cite, dans le Catalogue des gravures du comte Sternberg-Manderscheid (Dresde, 1836), une eslampe, sous le n° 2884, qu'il croit de Marc-Antoine, et qui est marquée de son monogramme dans le coin à gauche. Cette planche est d’une excessive rareté, — Landon, n° 177.
L’esquisse de la figure de Vénus, à la sanguine, se trouve dans le cabinet royal des estampes de Munich. Un dessin en sens inverse est aussi en la
1. Deux de ces parois ont été reproduites en lithographie coloriée dans le bel ouvrage de Louis Gruner : Specimens of ornamental art (London, 1850, pl. 79).