LA CHAMBRE DE BAIN
la grande Sainte Famille du musée du Louvre, et par conséquent postérieur à l’année 1518.
Dans les collections de Vienne et de Dresde se trouvent des dessins du Martyre de sainte Cécile attribués à Raphaël.
GRAvuRESs : Marc-Antoine. Bartsch, t. XIV, n° 117, avec l'indication de trois copies. — Une quatrième copie porte sur ses Secondes épreuves celte inscription : Sancta Julianna virgo et martir œlalis 18 ann. Dno 299. Haut. 8” 8”, larg. 10” 9°”. — 5° copie, dans le sens de l’original et dans la manière de Thomassin. Sur le bord, cette inscription : Veni sposa Chrisli accipe coronam, etc., in-fol. en larg. — Etienne de Laulne, marquée d’un S. En contre-partie. Haut. 3” 1””, larg. 4” 10”. — Grande grav. sur bois, ancienne, en contre-partie, avec quelques changements et quelques omissions, comme, par exemple, l'enfant avec les deux hommes et Le soldat, qui se trouvent les plus rapprochés de la chaudière, derrière le juge. Dans le haut, cette inscription dans un cartouche : Marrivu s. CEciue. La manière de faire est d’un maître, mais elle est un peu roide. Haut. 14” 4”, larg. 19° 2°” — Une fresque, à S. Giovanni Evangelista, à Porta Latina, à Rome, représentant le Martyre de saint Jean l'Évangéliste, brûlé dans l'huile bouillante, est une imitation évidente de la fresque de Sainte Cécile ; la sainte est remplacée par un homme à barbe, et les figures décapitées sont omises. Une gravure d’après cette fresque porte cette légende : Raphael d'Urbin pinæil, Moreau fec., Steph. Gantrel exc., C. priv. R. Dans les secondes épreuves le nom de Moreau ne se trouve plus. Haut. 20” 8”, larg. 25” 6”. — Landon, n° 238.
La Chambre de bain pour le cardinal da Bibiena, au palais du Vatican.
Bernardo da Bibiena, cardinal de S. Maria in Portico, logeait dans le palais du Vatican, en sa qualité de secrétaire intime du pape. Ce fait nous est prouvé par ce passage d’une lettre de Léon X au cardinal, laquelle se trouve parmi celles que Pietro Bembo a écrites en latin (lib. XI) : « Dabimus operam, ut quæ prior nostrarum ædium pars vacua erit, tua sit. » Pâris de Grassi rapporte aussi que le cardinal, qui n’avait pas de maison particulière à Rome, mourut dans le palais papal : «1520. Hic die Veneris novembris IX cum in palatio papæ mortuus sit, nec habeat propriam domum ad quam possit deferri, mendicavimus domum in Burgo veteri Sitino, ubi olim cardinalis de Aracæli habitavit, etc. » Ces chambres, où demeurait le cardinal de Bibiena, et qui sont habitées actuellement par un serviteur du pape, se trouvent à l’étage supérieur au-dessus des Loges de Raphaël. La chambre de bain, qui a environ quinze pieds carrés, est souvent nommée et on ne sait pourquoi : «Il Ritiro di Giulio Il, » quoique cette partie du Vatican n'ait été bâtie qu'après la mort de Jules Il, et qu’on lise encore sur la porte d’entrée cette inseription : LEO. X. PONT. MAX. Dans la Vie de Raphaël, nous avons publié la lettre de Pietro Bembo au cardinal da Bibiena, en date du 19 avril 1516, dans laquelle il prie le cardinal, au nom de Raphaël, de lui envoyer la description des autres sujets qui devaient être peints dans sa chambre
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de bain, parce que ceux qu’il avait désignés antérieurement allaient être terminés. Cette chambre, tout à fait décorée dans le goût antique, contient, sur un fond rouge brun sombre, avec de légers encadrements architectoniques et des grotesques, sept tableaux principaux, offrant des sujets mythologiques, dont deux sur chaque face de mur, à l'exception du mur où se trouve la porte avec une seule peinture. Dans le socle, au-dessous des tableaux, sont représentés des Amours victorieux !, et, sur le plafond de la voûte, il y a vingt et un petits caissons, de dimensions inégales et de différentes couleurs, encadrés dans des baguettes d’or. Parmi ces caissons, il y en a quatre avec des Amours : un, debout; le second assis, le troisième couché ; le quatrième lutte en jouant avec un satyre. Le caisson octogone qui est au milieu présente, sur fond d’or, un paysage avec des arbres et deux figures. Les quatre petits caissons qui entourent celui du centre contiennent des figures sur des chars antiques, attelés de chevaux ou de taureaux. Huit petits caissons oblongs contiennent des animaux, entre autres un lion avec une harpie qui déchire un cygne. Dans les caissons en longueur, aux quatre coins, on distingue encore avec peine une demi-figure. Les autres petits tableaux sont presque effacés, plus ou moins endommagés et quelquefois même mutilés à plaisir. Les sept grands tableaux du mur représentent les sujets suivants, avec des figures d'environ quinze pouces de hauteur, traitées avec soin, à fresque, par de bons élèves de Raphaël.