‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 23 sur 407 · Voirt. I, p · texte numérisé non relu

Voirt. I, p

au moment de le frapper à mort avec son épée. Son bouclier. blanc porte une croix rouge transversale. Dans le fond, à gauche, les pécheurs repentants, chargés de chapes de plomb, passent lentement devant la ville de la Colère, livrée aux flammes ; à droite, près d’un rocher, se trouvent ceux qui, dans l'enfer du Dante, sont tourrhentés par des serpents ; car Raphaël semble s'être inspiré ici des chants 93 et 24 de l'Enfer, dans lesquels l’auteur de la Divine Comédie dépeint les hypocrites et Les voleurs.

Ce petit tableau, traité avec force et délicatesse à la fois, est vigoureux et lumineux de ton. Il a été peint sur le revers d’un damier.

Déjà Lépicié, dans son Catalogue raisonné des tableaux du Roy (Paris 1752, vol. Il, p. 9), avait émis l’opinion que Raphaël peignit ce Saint Michel pour le due d’Urbin, comme pendant du Saint George. Le tableau, provenant de la collection du cardinal Mazarin, se trouve, en un bon état de conservation, au musée du Louvre !.

Gravé par Claude Duflos, pour le Cabinet Crozat (n° 15), de la grandeur de l’original. — Landon, n° 335.

Un dessin achevé pour le tableau se trouvait dans la collection Crozat. Cat. Mariette, n° 102.

L'ancienne copie, déjà citée, qui était dans la galerie Leuchtenberg, affecte, de même que le Saint George, un ton un peu brun, et, quoiqu’elle soit très-bonne, il lui manque cependant, outre le dessin de Raphaël, quelque chose de la délicate exécution de son pinceau.

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