‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 22 sur 407 · Saint George avec l'épée · texte numérisé non relu

Saint George avec l'épée

Sur'bOls: 2, L0M-S A0 LES

Le saint chevalier, couvert d’une armure d'acier et monté sur un cheval blanc, s’élance de droite à gauche. Il a déjà brisé sa lance contre le dragon et il va lui donner le coup mortel avec son épée. Dans le paysage aride et tout hérissé de rochers, on voit une femme qui s’enfuit.

Ce tableau rappelle encore la manière du Pérugin ; mais il est déjà beaucoup plus fin de dessin et de caractère ; la couleur en est claire et lumineuse.

Selon Lomazzo (Trattato della pittura, p. 48), Raphaël fit pour le duc d’Urbin un Saint George, dont il y avait une copie dans l’église S. Vittoria, à Milan. Cette copie est encore mentionnée dans l’/tinerario d'Italia, par Andrea Scatto (Venezia, 1622, p. 60). Lomazzo cite un autre Saint George comme existant au château de Fontainebleau; c’est certainement celui dont nous parlons ici ; seulement Lomazzo se trompe, quand il le dit peint sur le bois d’un damier, ce qui a eu lieu, en effet, pour le Saint Michel, mais non pour le Saint George.

Toutefois, il paraît que Raphaël avait fait également le Saint Michel pour le due d’Urbin, comme destiné à servir de pendant au Saint George ; Selon la notice de M. Villot, dans le catalogue des tableaux du Louvre, ces deux tableaux de Raphaël passèrent de la collection du cardinal Mazarin dans celle de Louis XIV ‘. La copie qu’on voyait autrefois dans l’église S. Vittoria, à Milan, pourrait bien être celle qui figurait avec le petit Saint Michel dans la galerie Leuchtenberg à Munich, et qui est maintenant à Saint-Pétersbourg. H. 142 ; 1. 9” 4”.

Gravures : par Nicolas de Larmessin, pour le Cabinet Crozat, n° 16; et par J.-L. Petit, pour le Musée Napoléon; toutes deux de la grandeur de l'original, — Gravé à l’eau-forte, par Duplessis-Bertaux, et terminé par Nicquet, in-4°, pour la Galerie Fülhol. — Landon, n° 333.

Une légère esquisse à la plume, spirituellement faite pour le Saint George , est conservée dans la collection de Florence. Gravée par S. Mulinari, en 1774.

Page 1