‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 230 sur 407 · Adam et Eve · texte numérisé non relu

Adam et Eve

Le marchand d'objets d'art, Baseggio, à Rome, acheta, en 1835, de Buchanan, à Londres, un petit panneau provenant d’un tableau à trois sujets, et représentant Adam et Eve. Le paysage est riche, mais froid de ton. La tête d'Eve a quelque analogie avec les ouvrages de Mariotto Albertinelli, auquel on pourrait attribuer ce tableau.

SUPPLÉMENT AU CATALOGUE DES PEINTURES DE RAPHAEL, 5315 250. Le Sacrifice de Caïn et d'Abel.

Sur bois. H, 8 1/2”; 1. 14%

Au milieu du tableau est un autel formé de pierres, sur lequel les deux frères offrent à Dieu un sacrifice. Abel est agenouillé à gauche, les mains jointes, les regards dirigés vers le ciel, car il a vu le feu céleste embraser son holocauste, dont la flamme tournoie en s’élevant. Caïn, au contraire, tenant l’autel des deux mains, debout à droite, s'efforce en vain d’allumer, avec son souffle, le feu de son sacrifice. Une draperie et une massue sont à ses pieds. Une prairie, avec quelques petits arbres à droite, occupe le fond. Le faire de cette peinture rappelle les premières œuvres de Raphaël ; mais ce qui pourrait encore mieux faire croire que l’exécution de cet ouvrage lui appartient, c'est l'originalité et la profondeur de la création. Le tableau est malheureusement endommagé en quelques parties et usé en d’autres.

Si nous sommes bien informé, ce petit tableau se trouvait autrefois dans la galerie Aldobrandini, à Rome. Toutefois, ce n’est pas dans cette galerie, c’est chez le marchand de tableaux Emmerson, à Londres, que nous l'avons vu.

Page 1