‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 236 sur 407 · La Naissance du Christ · texte numérisé non relu

La Naissance du Christ

Sur bois. H. 10 palmes; 1. 7 palmes. Dans la galerie du Vatican.

La Vierge et saint Joseph sont agenouillés en adoration aux côtés de l'enfant Jésus couché à terre. Derrière eux deux anges, également agenouillés, et trois autres, debout sur un petit nuage dans le haut, chantant le Gloria in excelsis. Dans le paysage du fond, on aperçoit le cortége des trois rois.

C’est une composition du Spagna, qui l’avait exécutée, en 1507, pour l'église des Minori Riformati de la Spina, près Todi, à quelques milles de Ferentillo.On sait, par des documents authentiques, qu’il en reçut deux cents ducats en or pour prix de son tableau. Voyez Vasari, édition de Florence, publiée en 1851, tome VI, note, p. 54. La même note rapporte que Spagna lui-même a fait une copie de ce même tableau pour l’église des Riformati, à Narni, comme le fait se trouve consigné dans un livre de ce couvent.

Une étude, à la pierre noire, pour la tête de saint Joseph, est conservée au British Museum, à Londres. Elle est traitée tellement dans la manière de Raphaël qu’on pourrait la croire dessinée par lui; mais nous devons rappeler qu’à cette époque le Spagna imitait avec tant de bonheur son illustre condisciple que plusieurs de ses ouvrages ont été attribués à Raphaël.

Lith. par Hosemann, chez Schenck et Gerstaeker, à Berlin.

Une copie de ce tableau fut achetée, il y a quelques années, par le musée du Louvre, comme étant un ouvrage du Pérugin ?.

4. En donnant, sous le n° 36 de ce Catalogue des peintures de Raphaël, la description d’une Adoration des Bergers, qui était au château de San Ildefonso, et que les notes de madame de Humboldt nous ont fait connaître, nous supposions que ce tableau pouvait être celui que Raphaël avait peint pour Giovanni Bentivoglio, à Bologne. Depuis 1858, cette Adoration des Bergers a été placée au musée de Madrid et attribuée à Jules Romain; nous avons constaté, d’après une photographie que S. A. R. le prince Albert en a fait faire, et qu’il a bien voulu nous communiquer, que ce tableau devait être attribué à un élève inconnu de Raphaël.

2. Il est toujours attribué à ce maître dans le Catalogue du musée du Louvre (n° 441, édi-

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